« Le SEF doit se concentrer sur une demande croissante de connaissances spécialisées dans le domaine des droits de l’homme, des premiers secours et de la maîtrise des langues étrangères pour les éléments qui garantissent la sécurité du Centre d’Installation Temporaire (CIT) et de l’Espace Equivalent vers un Centre d’installation temporaire (EECIT) », indique l’Inspection générale de l’administration intérieure (IGAI) dans le rapport sur les inspections inopinées des forces et services de sécurité réalisées en 2021.

Cet organisme qui contrôle l’activité de la police considère également que la direction du Service des étrangers et des frontières « ne doit jamais se passer d’éléments permanents de son corps d’inspecteurs au CIT et à l’EECIT ».

Dans le rapport, l’IGAI note également que « des facteurs de risque subsistent dans l’EECIT de l’aéroport de Lisbonne, notamment des points de suspension, des surfaces émoussées, tranchantes ou perforantes ».

Le seul CIT, un lieu qui accueille les étrangers pour des raisons humanitaires ou de sécurité, existant au Portugal est situé à Porto, installé dans l’unité d’habitation Santos António (UHST), les espaces SEF restants étant installés dans les aéroports portugais appelés EECIT.

L’Espaço assimilé à un centre d’installation temporaire à Lisbonne a rouvert en août 2020 après avoir été fermé pour travaux de restructuration. L’EECIT a été fermée quelques jours après qu’un citoyen ukrainien a été tué dans cet espace par trois éléments du SEF, déjà condamnés à sept à neuf ans de prison pour la mort d’Ihor Homenyuk.

L’IGAI explique avoir accordé plus d’attention l’année dernière à l’EECIT de l’aéroport de Lisbonne, où elle a effectué deux visites d’inspection, en plus des actions qu’elle y a menées dans le cadre du contrôle qui y est effectué.

Dans le rapport, cet organisme dirigé par la juge Anabela Cabral Ferreira souligne que « parmi les facteurs de risque » dans cet espace SEF à Lisbonne, les serrures installées sur les portes des chambres individuelles, le faux plafond et l’inexistence d’un appel appareil se démarquer. .

« Les serrures installées sur les portes des chambres individuelles étaient des points de suspension potentiels et, en même temps, des surfaces émoussées potentielles et avaient dissimulé un mécanisme de sécurité qui, activé par une clé traditionnelle, permettait, de l’extérieur, de déverrouiller la serrure et ouvrir la porte, le plafond puisque l’EECIT était du type faux plafond, composé de plaques métalliques mobiles, formé par une structure portante en profilé métallique, suspendue à la structure du bâtiment, présentant des points de suspension potentiels et les chambres n’étaient pas équipées d’un dispositif d’appel », lit-on dans le document de 2021, mais publié seulement maintenant.

L’IGAI attire l’attention sur « le peu de choses qui ont changé dans la capacité d’accueil installée existante depuis 1997 », malgré les « nombreuses déclarations d’intention faites ».

« Depuis 2006 et jusqu’à nos jours, il n’y a eu, d’une part, qu’un seul CIT digne de ce nom et, d’autre part, un cadre juridique complexe et seulement altéré de manière résiduelle, alors que la réalité migratoire elle-même s’est sensiblement modifiée. », soutient-il. Cet organe placé sous la tutelle du ministère de l’Administration intérieure.

L’IGAI mentionne que les inspections du CIT et de l’EECIT avaient pour objectif principal l’exercice du contrôle des conditions d’accueil des étrangers, pour des raisons humanitaires ou de sécurité, et le contrôle de la légalité de l’action policière au regard des droits, libertés et garanties des citoyens.

Outre les inspections des sept centres d’installation temporaires ou espaces assimilés du SEF, l’IGAI a également procédé en 2021 à une inspection inopinée d’un sous-détachement et de 16 postes territoriaux de la GNR et de 33 commissariats de la PSP, sur un total de 57.

CMP // HB