Le PAN prône une baisse de la TVA sur les actes vétérinaires et proposera cette mesure dans le cadre du Budget de l’Etat pour 2022 (OE2022)

Inês de Sousa Real dit qu’il est « incompréhensible qu’au Portugal un torero soit exonéré du paiement de la TVA et qu’un vétérinaire voie son activité taxée à 23% », selon un article d’opinion publié aujourd’hui dans Jornal Económico (JE).

Dans le texte, le chef du PAN rappelle que « le gouvernement a approuvé un ensemble de mesures extraordinaires pour faire face à la hausse des prix du carburant, dont l’impact se fait également sentir sur les produits destinés à l’alimentation du bétail, de la volaille et d’autres animaux ».

« Le PAN a proposé l’extension de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) aux aliments pour animaux de compagnie, afin de faire face à la hausse. La même compréhension n’était pas partagée par la majorité parlementaire du PS, PSD et PCP » qui a rejeté la proposition, rappelle Inês de Sousa Real.

Le rejet de la mesure PAN «a laissé de côté plus de la moitié des familles portugaises qui gardent des animaux de compagnie, des associations zoophiles et des soigneurs d’animaux, qui sont en charge de l’alimentation et d’autres soins aux animaux, tels que les soins de santé, qui, comme l’alimentation animale, continuent d’être imposé au taux maximum de 23% ».

Pour le PAN, il s’agit « d’une situation de grande injustice et injustifiable face à tant de familles portugaises incapables de supporter les dépenses découlant de ces soins, notamment celles résultant d’interventions imprévues ou plus coûteuses, telles que des chirurgies ou autres procédures non routinières ».

Du point de vue d’Inês de Sousa Real, des partis tels que le PS, le PSD et le PCP ainsi que le « gouvernement ont ainsi décidé d’ignorer que le bien-être animal est une valeur incontournable et un devoir imposé aux détenteurs et à l’État lui-même, qui découle soit de la loi sur les animaux statutaires introduite dans le Code civil et également dans la loi sur la protection des animaux, alors que dans l’Espagne voisine, un taux de 10% est déjà appliqué ».

« Cette distorsion qui a marqué la justice fiscale – qui se voit aussi dans d’autres secteurs, comme les exonérations fiscales pour les industries polluantes – doit être corrigée », estime le porte-parole du PAN, garantissant « dans le budget de spécialité de l’Etat pour 2022 » d' »insister sur la correction de cette injustice ».

Des idées qui avaient déjà été défendues dans le projet de loi PAN. Dans le projet, le PAN a souligné que « les actes médicaux vétérinaires continuent d’être taxés au taux maximum de TVA » et que « de nombreuses personnes ne peuvent pas se permettre ces frais, mettant en péril le bien-être de leurs animaux de compagnie ».

« Il s’agit d’une demande ancienne et juste, qui devient encore plus pressante dans ce contexte de crise où davantage de sacrifices sont exigés des Portugais », a également souligné le parti.