Dans une déclaration à laquelle Lusa a eu accès, l’Association nationale des vendeurs de presse (ANVI) a rappelé qu’actuellement, Vasp — Distribuidora de Publicações SA occupe une position dominante dans le segment de la distribution de la presse nationale et qu’en mai « cette société a informé les différents points de vente à travers le pays qui facturerait environ 6 500 points de vente et à partir du 4 juillet 2021 des tarifs journaliers de 1,50 euro HT du lundi au samedi et de 1,00 euro le dimanche (un montant mensuel de plus de 300 000,00 €) pour le service de distribution de dont elle profite déjà à travers les commissions respectives avec les éditeurs ».

Dans la même note, l’association souligne que « les nouvelles conditions imposées par Vasp sont insupportables pour les points de vente qui affrontent difficilement les dépenses fixes avec les valeurs variables acquises ».

« Considérant que les vendeurs de presse avaient et continueront de jouer un rôle déterminant dans l’accès des Portugais à l’information, et c’est pourquoi il n’est pas accepté et ne peut accepter la surcharge de ce secteur par Vasp sans possibilité de négociation », sur le « Les 18 et 19 juin 2021, des centaines d’agents boycotteront – en guise de protestation – la vente de tous les journaux du pays », assure-t-il.

Par ailleurs, rappelle-t-il, « l’ANVI prépare l’entrée d’une injonction ainsi qu’une participation à l’Autorité de régulation », ajoutant que « ce boycott a été organisé sur les réseaux sociaux de manière spontanée et décentralisée et prend de l’ampleur ».

« A cette date, il y a déjà plus de trois cents agents qui entendent se joindre à la manifestation initiale », informe l’association.

L’entité a également révélé qu' »il a été décidé de créer l’Association nationale des vendeurs de presse – ANVI » pour « divulguer, défendre et protéger les droits, libertés et garanties et le libre accès à l’information, y compris la presse nationale et étrangère, sur support physique et numérique ». .

L’association veut également « lutter contre les pratiques commerciales abusives ou le recours aux abus de position dominante ou d’exclusivité dans la distribution, défendre la liberté d’expression et l’accès à une presse libre sans entraves, censure ou partialité, et aussi apporter un soutien au niveau national des vendeurs de presse et tout autre périodique ».

Le 6 mai, Vasp a envoyé une note aux clients concernant la mise à jour des conditions d’approvisionnement.

Selon ce document, auquel Lusa avait accès, l’entreprise facturerait, à partir du 4 juillet, des frais de livraison journaliers de 1,50 euro du lundi au samedi et d’un euro le dimanche, auxquels s’ajoute la TVA, en guise de co-paiement du les frais de transport, de livraison et de collecte des publications.

« Malgré les différents recours adressés au Gouvernement de la République, Vasp n’a reçu à ce jour aucune forme de soutien de l’Etat, et ses actionnaires ont supporté les lourdes pertes résultant du maintien de cette activité », a souligné le distributeur, demandant un « effort fixé » aux points de vente, suivant le modèle en vigueur « dans les autres pays européens ».

Pour les points de vente, le montant levé avec la nouvelle redevance va au-delà des frais de transport, de livraison et de collecte des publications.

Selon les chiffres fournis à Lusa par les commerçants, VASP compte environ 6 000 points de vente qui devront payer environ 49,32 euros par mois, soit un total de 295 920 euros.

Vasp, une société de distribution de presse, est détenue à parts égales par trois groupes de médias : Cofina Media, Global Media Group et Impresa, selon les informations disponibles sur son site Internet.

ALYN (PE) // EA

Les points de vente des journaux préparent le boycott les 18 et 19 juin contre le taux de Vasp apparaît en premier à Visão.