Les mesures de réponse à la pandémie de covid-19 ont eu un impact de 257,8 millions d’euros sur les comptes publics au premier mois de l’année, révèle la synthèse d’exécution budgétaire publiée aujourd’hui par la direction générale du budget (DGO).

«Fin janvier, la mise en œuvre des mesures adoptées dans le cadre de la lutte et de la prévention du covid-19, ainsi que celles visant à rétablir la normalité, a conduit à une réduction des recettes de 60,1 millions d’euros et à une augmentation des dépenses budgétaires de 197,7 millions d’euros », déclare DGO.

Côté recettes, DGO met en avant l’impact estimé de la suspension des saisies fiscales sur les recettes fiscales, à hauteur de 43,5 millions d’euros.

Côté dépenses, le soutien extraordinaire à la reprise progressive de l’activité a été la mesure ayant le plus d’impact sur les comptes publics, avec 45,1 millions d’euros, suivi des dépenses en biens et services courants du secteur de la santé (35,3 millions), équipements de protection, médicaments, tests et vaccins, et le licenciement (19,7 millions d’euros).

Les dépenses extrabudgétaires (recettes et paiements sans impact budgétaire, mais avec impact sur la trésorerie) s’élèvent à 160,4 millions d’euros, dont 156,7 millions d’euros liés à l’exécution du programme Apoiar.pt, principalement en termes d’appui à la restauration avec 84,8 millions d’euros.

Selon DGO, «en l’absence de dépenses associées aux mesures entrant dans le champ d’application du covid-19, les dépenses effectives des administrations publiques auraient diminué de 4,9% par rapport à l’année précédente (au lieu de 1,5%) et les recettes effectives auraient diminué 8,7% (au lieu de 9,5%) ».

L’année dernière, les mesures de riposte à la pandémie ont coûté 4 591,1 millions d’euros aux caisses publiques, en raison de la perte de 1 426,1 millions d’euros de revenus et de l’augmentation de 3 165 millions d’euros des dépenses, selon le précédent bilan de la DGO.

En janvier, les administrations publiques ont enregistré un excédent budgétaire de 760 millions d’euros au premier mois de l’année, soit une réduction de 602 millions par rapport à la même période l’an dernier en raison de l’impact de la troisième vague de la pandémie.

DGO divulgue le solde budgétaire en comptabilité publique, c’est-à-dire du point de vue de la trésorerie (entrées et sorties).

Le solde des comptes nationaux (qui est basé sur la perspective des engagements), c’est-à-dire ce qui compte pour Bruxelles, est calculé par l’Institut national de la statistique (INE).

DF (LT) // JNM

Les mesures de riposte à la pandémie coûtent 258 millions en janvier apparaît d’abord à Visão.