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Les écoles « forcées » d’interrompre les vacances des enseignants pour les examens en août

L’intersyndicale CGTP a avancé aujourd’hui que les établissements scolaires étaient contraints d’interrompre les vacances des enseignants, car, « imprévus », ils n’ont appris que le 27 juillet qu’il y avait la saison des examens du 10 au 19 août. Les enseignants revendiquent le droit à une indemnisation pour les « pertes subies », à savoir les dépenses déjà engagées.

« Le Jury National des Examens (JNE) a approuvé, le 26 juillet, qu’entre le 10 et le 19 août il y aurait une saison d’examens, destinée aux étudiants qui avaient le Covid-19 ou étaient en confinement pour cause de Covid, ou encore ceux qui présentaient un certificat médical. attestation justifiant l’absence lors d’une saison précédente ».

Selon l’intersyndicale nationale, l’information sur cette décision est parvenue aux écoles le 27 juillet, en fin de matinée, sans, dit-elle, avoir été informée de cette éventualité au préalable.

« Cette décision de la JNE oblige les élèves à passer les examens là où ils se sont inscrits, contrairement à ce qui s’est passé les années précédentes, les élèves se concentrant sur quelques écoles seulement », ajoute la CGTP, notant que l’existence d’une saison spéciale n’est pas nouvelle, notamment pour les sportifs de haut niveau et pour les cas occasionnels de maladie, ayant lieu en août. Une situation dans laquelle les élèves sont concentrés dans une certaine école qui était déjà identifiée et connaissait le calendrier, pouvant donc planifier la période de vacances avec les enseignants dont ils avaient besoin.

« Quant aux élèves qui n’ont pas passé leurs examens alors qu’ils auraient dû passer leurs examens, c’est arrivé l’année dernière, mais ils ont été appelés après la période des vacances2, explique-t-il, soulignant que » la façon dont le JNE et le ministère de l’Éducation sont maintenant passe à l’action, révèle un autre profond manque de respect pour les écoles et leur organisation, pour les enseignants, dont les congés ne peuvent être pris qu’au mois d’août, beaucoup encore en activité sont désormais impliqués dans les processus d’examens et dans l’organisation de la rentrée prochaine, mais également par les étudiants et leurs familles qui, dans de nombreux cas, devront interrompre leurs vacances pour passer les examens2.

En ce qui concerne les enseignants, la Fédération Nationale des Enseignants (FENPROF) rappelle que, conformément aux dispositions de l’article 243 du Code du travail, qui, en l’espèce, s’applique, lorsque des congés déjà commencés en raison d’impératifs de fonctionnement de la service, ont droit à une indemnisation pour les dommages subis, à savoir les dépenses déjà engagées.

Selon cette fédération syndicale, l’interruption des congés ne peut toutefois empêcher la jouissance suivie d’au moins la moitié de la période à laquelle ils ont droit, constituant, rappelle, une offense au service dont dépend la violation de ces droits.

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