En cause est la proposition du gouvernement dans les négociations avec les syndicats de l’administration publique, à laquelle Lusa a eu accès, qui prévoit des augmentations d’environ 48 euros des salaires d’entrée pour la carrière d’assistant technique et de 52 euros pour les techniciens supérieurs, ainsi qu’une appréciation de la commande de 400 euros pour ceux qui ont un doctorat.

Lors de la dernière réunion avec les structures syndicales, la secrétaire d’État à l’administration publique, Inês Ramires, a présenté les nouvelles valeurs salariales, mais n’a pas précisé quand elles entreraient en vigueur.

Aujourd’hui, le Gouvernement a adressé une proposition aux syndicats où il définit que les articles faisant référence aux valorisations des techniciens supérieurs (diplômés) et des docteurs « prennent effet au 1er janvier 2023 ».

Ainsi, l’an prochain, le salaire d’entrée des techniciens supérieurs, qui est aujourd’hui de 1 007,49 euros pour les stagiaires et de 1 215,93 euros pour les diplômés, passera respectivement à 1 059,59 euros et 1 268,04 euros.

Pour les docteurs, l’entrée dans la carrière technique supérieure se fera au quatrième poste de rémunération, correspondant actuellement à 1 632,82 euros.

« L’employeur public ne peut proposer un poste inférieur au quatrième poste de salaire au candidat titulaire d’un diplôme universitaire de docteur lorsqu’il s’agit de recruter un travailleur pour un emploi à contenu fonctionnel correspondant à la carrière générale d’un technicien supérieur », il peut lire sur la proposition.

Les techniciens supérieurs actuels titulaires d’un doctorat placés dans les trois premiers postes passent également au quatrième poste de rémunération du tableau et ceux qui occupent déjà ce poste ou un poste supérieur passent au suivant.

A son tour, la proposition gouvernementale qui sera discutée mercredi avec les syndicats définit que l’augmentation pour les assistants techniques « prend effet à partir du 1er janvier 2022 ».

Cela signifie que le droit d’entrée des assistants techniques passera de 709,46 euros actuels (niveau cinq du tableau unique de rémunération) à 757,01 euros (correspondant au niveau six du tableau), soit une augmentation de 47,55 euros qui sera versée avec effet rétroactif à le début de l’année.

Selon la règle transitoire de la proposition du gouvernement, les travailleurs qui changent de poste salarial conservent les points et les mentions qualitatives correspondantes d’évaluation de la performance aux fins de progression future.

La prochaine réunion entre les syndicats et le gouvernement est prévue mercredi.

Lors de la précédente réunion, le 8 juin, les structures syndicales avaient estimé que la proposition du gouvernement était insuffisante.

A l’issue de la réunion, le dirigeant de la Fédération des syndicats de l’administration publique (Fesap) José Abraão, a estimé que la proposition du gouvernement « est un patch » et génère de « nouvelles injustices » dans l’administration publique.

Les deux autres structures syndicales, le Syndicat du personnel technique de l’État (STE) et le Frente Comum de syndicats, ont également critiqué les mesures du gouvernement.

« Avec ce montant, il n’y aura certainement pas beaucoup d’intéressés titulaires d’un doctorat à entrer dans la carrière des techniciens supérieurs », a estimé la présidente du STE, Helena Rodrigues.

DF // CSJ