Selon un communiqué publié aujourd’hui par l’ACAPO, les personnes déficientes visuelles « sont empêchées de demander, via Internet et au même titre que tout autre citoyen, leur vote anticipé », elles portent donc à nouveau plainte pour discrimination pour des motifs similaires à celles qui ont abouti à une participation contre SGMAI aux collectivités territoriales de l’année précédente.

Dans le communiqué, l’association rappelle les problèmes des actes électoraux précédents, notamment lors des élections municipales de septembre 2021, dénonçant les obstacles qui empêchaient les citoyens aveugles et malvoyants de demander un vote anticipé en ligne ou de consulter leur lieu d’inscription, étant priés de faire donc un code de sécurité présent dans une image qu’ils ne pourraient pas lire sans aide.

« Les personnes déficientes visuelles sont donc empêchées de demander, via Internet et au même titre que tout autre citoyen, leur vote anticipé car, bien qu’étant au courant de ce problème depuis plus d’un an, l’État portugais n’a rien fait en la matière, qui le reste depuis 2019 », dénonce l’ACAPO, accusant l’État portugais de violer les droits de l’homme en ne respectant pas les conventions internationales ratifiées, qui prévoient le vote et l’accès aux médias numériques sur un pied d’égalité pour tous les citoyens.

Si la question de la consultation de l’inscription sur les listes électorales a fini par être résolue avant même les dernières collectivités locales, en cas de vote anticipé aux législatives à la fin du mois le problème s’aggrave, souligne l’ACAPO.

« Quatre mois plus tard, voilà, de nouvelles élections révèlent à nouveau le maintien de cette barrière sur le site de demande de vote anticipé. Une barrière d’autant plus sérieuse qu’il n’y a que deux manières alternatives de demander un vote anticipé : par courrier, ou par authentification avec une clé numérique mobile ou une carte citoyenne. C’est un obstacle d’autant plus sérieux que ce processus prend un temps très court pour être effectué par n’importe quel citoyen », fustige l’ACAPO, dans un communiqué.

Confrontée à ce qu’elle considère comme une « discrimination à l’égard des personnes handicapées » et une « violation de leurs droits humains les plus élémentaires sur un pied d’égalité », l’ACAPO a porté plainte contre la SGMAI.

« Nous ne manquerons pas d’exiger des responsabilités de ceux qui les ont, afin que cette violation d’un des droits les plus importants d’un État démocratique ne reste pas impunie. Quelle que soit la résolution qui pourra être apportée à ce problème, nous souhaitons que cette discrimination inadmissible à l’égard des personnes déficientes visuelles soit constatée et dûment sanctionnée, qui n’avait pas besoin et ne devait pas exister », indique l’association dans un communiqué.

L’exigence de responsabilités aura lieu « en toutes circonstances, car la citoyenneté, c’est plus que des bonnes intentions ou des paroles, c’est de l’action et du respect de la loi et des droits de l’homme », ajoute l’association.

Dans le communiqué, l’ACAPO lance également un appel à ses membres qui souhaitent solliciter un vote anticipé, à le faire « en adressant un courrier, avec leur nom, numéro d’identification civile, adresse et commune où ils entendent voter par anticipation pour la mobilité, à la SGMAI , mais en envoyant cette lettre en braille ».

« C’est notre droit de correspondre en braille avec les entités publiques, un droit que nous devons faire respecter », conclut le communiqué signé par le président du conseil d’administration national de l’ACAPO, Rodrigo Santos.

IMA // JMR

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