Ainsi, il apparaît que l’offre intérieure de merlu «est insuffisante» pour satisfaire la consommation intérieure, selon les «Statistiques halieutiques – 2020», publiées aujourd’hui.

Le Portugal a importé en moyenne 34,5 milliers de tonnes par an, soit une dépense moyenne de 107,5 millions d’euros, et exporté 5,6 milliers de tonnes en moyenne annuelle correspondant à 18,1 millions d’euros.

Le Portugal « importe plus que les exportations », ce qui se traduit par une balance commerciale négative, avec une moyenne annuelle de moins de 89,4 millions d’euros, et en 2020 le déficit commercial du merlu était de 99 millions d’euros, correspondant à 9,9% du déficit du balance commerciale des «produits de la pêche ou liés à cette activité».

Le volume des captures de merlu est, selon les données élaborées par l’INE, « très insuffisant » pour approvisionner la consommation intérieure.

«L’année dernière, le Portugal a importé 32,8 milliers de tonnes de merlu, 17,3 fois plus que les captures de la flotte de pêche nationale (1,9 milliers de tonnes), la valeur de la transaction s’élevant à 118 millions d’euros, 21 fois plus que les revenus générés par le volume de merlu échangé sur le marché pour la première vente », précise-t-on dans l’étude.

Le prix moyen du merlu importé (3,59 euros / kilogramme), quant à lui, était supérieur de 0,63 euro / kilogramme à celui obtenu aux enchères (2,96 euros / kilogramme).

Entre 2010 et 2020, explique également l’INE, il y a eu une «réduction du volume de merlu capturé à partir de 2014, qui s’est accentuée jusqu’en 2018 à un taux annuel moyen de 11%, une tendance interrompue en 2019, avec un taux de variation annuel taux de 27,9%, avec le même niveau de captures en 2020 que l’année précédente (-1,1%) ».

Les travaux mentionnent également que le niveau des captures atteint l’année dernière, combiné à la diminution du quota de pêche pour le merlu, s’est traduit par «un taux d’utilisation de 95,3% au Portugal».

Il souligne également que sur le premier marché de vente, le merlu débarqué dans les ports nationaux a atteint un prix moyen supérieur à celui commercialisé pour le poisson marin total (1,7 fois plus élevé sur la période 2010-2020), ce qui représente 3% de la valeur du poisson marin facturé. aux enchères.

En outre, l’INE indique que l’année dernière, le prix a augmenté de 15,6% par rapport à l’année précédente, contribuant à l’augmentation de la valeur des captures.

Les ports de Peniche, Nazaré et Sesimbra ont été ceux où ont débarqué les plus grandes quantités de merlu (42,9% du total entre 2010 et 2020), mentionne l’INE.

Le merlu, comme la plupart des populations de poissons commerciales, est soumis à un total autorisé des captures (TAC), approuvé annuellement par les ministres de l’Union européenne, sur proposition de la Commission européenne, sur la base de l’avis émis par le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM).

L’année dernière, le rapport du CIEM sur les possibilités de pêche, les prises et l’effort, recommandait que les possibilités de pêche pour le stock sud de merlu ne dépassent pas 7 825 tonnes en 2021, soit 10,6% de moins qu’en 2020 (8 752 tonnes).

Dans l’histoire des quotas alloués (à chaque État membre) de 2010 à 2021, 2014 est considérée comme une «année charnière», après une trajectoire croissante avec un rythme annuel moyen de 15%, le quota recule de manière soutenue, reflétant une variation annuelle moyenne négative de 9,1%, selon l’étude.

Pour cette année, la part du Portugal était de 2 483 tonnes, en baisse de 48,9% (-2 375 tonnes) par rapport au pic de 2014, indique le document.

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