Dans le texte de la proposition, qui a été remis par le gouvernement au Parlement national et auquel Lusa avait accès, le gouvernement note que cette réduction des dépenses "s'explique par les restrictions à l'exécution des dépenses résultant de l'application du régime duodécimal".

Restrictions qui ont été étendues, en particulier au premier semestre de l'année, par des décisions du gouvernement lui-même de limiter les exceptions au régime duodécimal – qui avait été levé dans des situations identiques antérieures.

Une option que la vice-ministre des Finances, Sara Brites, avait dite à l'époque, dans des déclarations à Lusa, était que le gouvernement «se tire une balle dans le pied».

Le Portail Transparence du Ministère des Finances montre que l'État n'a réussi à exécuter jusqu'à aujourd'hui que 49% des dépenses budgétisées en dotations mensuelles temporaires.

Au niveau mondial, le Gouvernement prévoit une dépense totale cette année de 1 497,1 millions de dollars (1,27 mille ME), dont 220,2 millions de dollars (185,45 ME) sont destinés au Fonds Covid-19, qui finance à la fois le réponse en termes de santé et mesures de soutien à la reprise économique.

La proposition alloue environ 206 millions de dollars (174 ME) aux salaires et traitements – 4% de moins qu'en 2019 – et 496,8 millions de dollars (420,88 ME) aux biens et services (6% de plus).

Le chapitre sur les transferts publics, qui augmente de 57%, est de 568,7 millions de dollars (478,8 millions), le plus petit capital s'ajoutant à des dépenses de 8,9 millions de dollars (7,53 millions) – moins 72% – et le capital développement pour un total de 213,4 millions de dollars (180,6 ME).

Les comptes de cette année visent à refléter les objectifs et les priorités du Gouvernement pour la période allant jusqu'à la fin de son mandat, en 2023, en mettant notamment l'accent sur «la croissance économique, la réduction de la pauvreté et l'amélioration des opportunités d'emploi pour tous».

Ainsi, explique-t-il, le document alloue 31,9% des dépenses aux ministères et services du secteur social, 7% à l'éducation, 14% à la protection sociale et 10% à la santé.

Environ 51% sont réservés au secteur économique, dont 27,5% pour la composante développement économique et 23,3% pour le développement des infrastructures.

L'intention, explique-t-il, est "de faciliter les investissements dans le secteur privé et de donner la priorité aux petites et moyennes entreprises, de créer des emplois pour accroître la productivité nationale et les opportunités pour tous et d'augmenter la productivité agricole et la sécurité alimentaire".

Il entend également améliorer et créer des infrastructures, des canaux de distribution et de stockage des produits agricoles, diversifier l'économie et augmenter le taux de croissance de manière inclusive et durable.

Les principales dépenses en biens et services comprennent 158 ​​millions de dollars (133 ME) pour le carburant et l'entretien des générateurs électriques du pays à Hera et Betano et 85,6 millions (72,3 ME) pour le fonds Covid-19. , visant à «financer les coûts de fonctionnement de la mise en œuvre de l'état d'urgence et des mesures d'isolement et de verser des subventions aux travailleurs de première ligne».

Dans le domaine des transferts publics, l'OGE alloue 158,4 millions (133,7 ME) au ministère du Pétrole et des Minéraux, à l'Autorité nationale du pétrole et des minéraux, à la compagnie pétrolière Timor Gap et à l'Institut du pétrole et de la géologie, avec plus de 120 millions (101 ME) pour le Fonds COVID-19, pour financer le soutien social et économique.

Les pensions des anciens combattants et la construction de logements pour anciens combattants auront une dépense totale de 93,3 millions (78,7 ME) cette année.

Pour la santé primaire, 11,5 millions (9,7 ME) et 9,2 millions (7,7 ME) vont au ministère de la Solidarité sociale et de l'Inclusion, destiné à financer des programmes d'assistance sociale.

La BCTL – que le gouvernement veut utiliser comme l'un des instruments pour relancer l'économie par le biais de crédits bonifiés – bénéficie d'une augmentation de capitalisation de cinq millions de dollars (4,2 ME).

Le même montant sert à «soutenir les activités de l'Église catholique au Timor-Leste à travers la Conférence épiscopale à laquelle s'ajoutent 3,4 millions (2,8 ME) au Cabinet du Premier ministre, visant à soutenir la construction d'églises et Organisations non gouvernementales (ONG).

Le ministère de l'Intérieur reçoit deux millions (1,7 ME) pour «financer le programme d'assistance suite aux catastrophes naturelles», les députés subventionnent un montant de 1,8 million (1,5 ME), le même montant qui finance le la radio et la télévision publiques (RTTL) et l'agence de presse nationale Tatoli.

Environ la moitié du total des dépenses en capital mineures va au Fonds Covid-19, pour l'achat de matériel hospitalier et de médicaments.

Cette année, 124,1 millions (104,7 ME) sont alloués aux travaux publics, à travers le Fonds d'infrastructure, auxquels s'ajoutent aux investissements de développement 10,2 millions (8,6 ME) pour le Covid- 19, pour l'entretien des hôpitaux, cliniques et laboratoires.

ASP // JH