La députée de gauche (BE) Mariana Mortágua a jugé « regrettable que l’affaire Marquês ait été utilisée pour régler des comptes devant les tribunaux ».

Dans une chronique publiée sur la page BE, Mariana Mortágua soutient que «quelle que soit la base juridique de chacune des étapes du processus (accusation et instruction), il est regrettable que l’affaire Marquis ait été utilisée pour régler des comptes devant les tribunaux, pour que tout ce que nous regardons en direct ».

Mariana Mortágua estime qu ‘«il est inacceptable que deux méthodologies coexistent depuis si longtemps pour évaluer leurs délais de prescription». « L’interprétation que le juge Ivo Rosa a maintenant utilisée pour abandonner les charges du procureur de la République (MP) à José Sócrates a déjà été utilisée par le procureur dans l’affaire Paulo Portas concernant les sous-marins », a souligné le député de BE.

Il convient de rappeler que sur le total de 31 crimes dont il a été accusé, José Sócrates ne passe en jugement que pour six: trois pour blanchiment d’argent et trois pour falsification de documents.

«Quel que soit le résultat de l’appel du parquet, ce processus laisse déjà plusieurs leçons, pour ceux qui les veulent et savent les prendre. La loi qui criminalise l’enrichissement injustifié est votée depuis plus d’une décennie. Il n’y a aucune raison d’attendre plus longtemps », a déclaré Mariana Mortágua.

Le 20 avril, le député a demandé la nullité de la décision du juge Ivo Rosa, considérant qu’il y avait un changement dans les faits.

Pour le bloqueur, « il est urgent de normaliser les critères de comptabilisation de la durée de ces crimes et tant la Cour suprême de justice que le Parlement peuvent et doivent le faire ».

«Que la corruption soit avérée ou non, le fait est que José Sócrates a reçu et bénéficié, dans l’exercice de ses fonctions publiques, d’avantages patrimoniaux pour lesquels il n’y a pas d’explication», souligne Mariana Mortágua.

Dans le texte rédigé par Mortágua, le député de BE rappelle également qu ‘«en 2020, le Bloc a adopté une loi établissant le paiement d’une taxe de 80% sur l’enrichissement injustifié. Cette affaire rappelle l’urgence d’une loi qui criminalise l’enrichissement injustifié, allant au-delà des questions soulevées par la Cour constitutionnelle ».

Le 21 avril, la dirigeante du BE, Catarina Martins, a présenté les dernières propositions du parti concernant l’enrichissement illicite. Désormais, les bloqueurs exigent un paiement à 100% de l’État pour toute augmentation de revenus injustifiés et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.