Le général de brigade portugais, en poste depuis six mois depuis décembre 2019, a reçu la médaille, pour services exceptionnels, de la politique de défense et de sécurité commune de l'Union européenne (UE), selon un communiqué publié aujourd'hui par l'EMGFA.

Le transfert de commandement de l'EUTM Mali à l'autorité de la République tchèque a été "effectué en remettant le scénario de cette mission, du brigadier-général Boga Ribeiro au brigadier-général Frantisek Ridzák", selon le communiqué.

La zone d'opérations de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali (EUTM-Mali), sous commandement portugais et axée sur les activités de formation, a été agrandie en mai et «est actuellement menée dans une zone plus large, y compris les forces armées d'autres pays». pays de la région du Sahel », tel que rapporté par l’EMGFA le 26 mai.

La veille, le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) s'est réuni et a rendu un avis favorable aux «propositions de réajustement du calendrier, objectif de mission» des Forces Nationales Exceptionnelles, ainsi que «pour l'extension de la zone d'opération, notamment pour activités en cours dans la région de l'Afrique subsaharienne ».

Initialement, il avait comme «zone d'opérations les sites de Bamako et Koulikoro», mais au vu des «résultats positifs», les États membres de l'Union européenne «ont approuvé l'extension des activités de formation à l'ensemble du territoire malien, ainsi qu'à des bases spécifiques chacun des autres pays du groupe «G5 Sahel» (Tchad, Burkina Faso, Mauritanie et Niger), en vue de former la «Force conjointe G5 Sahel» ».

"L'élargissement de la zone d'opérations EUTM-Mali fait partie de l'approche globale de l'Union européenne pour stabiliser la crise de sécurité dans la région du Sahel", lit-on dans les informations de l'EMGFA en mai.

Le ministre de la Défense nationale, João Gomes Cravinho, a rendu visite aux troupes portugaises au Mali en janvier.

En mars, l'Union européenne (UE) a décidé de prolonger sa mission militaire au Mali jusqu'au 18 mai 2024, mobilisant près de 135 millions d'euros pour l'initiative.

La mission a commencé en 2013 et est basée dans la capitale du Mali, Bamako.

Depuis 2012, le Mali est confronté à des attaques de groupes «djihadistes» ainsi qu'à des violences intercommunautaires qui ont coûté la vie à des milliers de personnes et à des centaines de milliers de personnes déplacées.

NS (ANE) // SF