Aujourd'hui, les yeux sont tournés vers le débat sur l'état de la nation au parlement qui a tous les partis hérissés de questions, de revendications et (naturellement) de critiques.

Rádio Renascença explique que «le chômage monte en flèche, les exportations chutent, le tourisme est au sommet, le service de santé s'attend à une deuxième vague de Covid-19 et il y a 45 milliards d'euros de Bruxelles à dépenser au cours des sept prochaines années.

«Entre TAP, BES et la plus profonde des crises économiques et sociales, l’État de la Nation est un véritable kaléidoscope, avec un« bloc central »officieux (de partis) en attente…»

Attendre pour quoi? Eh bien, il semble qu'ils attendent de voir comment le gouvernement minoritaire PS – qui doit encore garder ses alliés proches – propose de sortir le Portugal de son trou actuel.

La gauche est catégorique sur le fait que cela ne peut pas être avec l'austérité; le centre-droit veut être assuré que l'argent (d'où qu'il vienne) est bien dépensé.

Et jusqu'à présent, les «griffes de l’opposition» n’ont pas vraiment été «relâchées».

Selon RR, tout au long de la pandémie, le PSD (toujours le principal parti de l’opposition) a «soutenu» le gouvernement – laissant même passer son budget supplémentaire (provoqué par le virus) sans contestation.

Mais maintenant, nous approchons rapidement de la fin d’une année 2020 désastreuse et d’une nouvelle année où il y aura des élections présidentielles et municipales.

Il est temps de comprendre la «direction», et c’est ce sur quoi porte le débat d’aujourd’hui (en cours au parlement au moment où nous écrivons ce texte).

Nous savons que le PS travaille sur un plan de relance qui sera présenté à Bruxelles (ne serait-ce que sous forme de grandes lignes) d'ici octobre. Mais les députés veulent savoir ce que cela impliquera. La TAP sera-t-elle en ligne pour «encore plus de financement» au-delà des 1,2 milliard d’euros promis? Combien de licenciements y aura-t-il? À quoi ressemblera la compagnie aérienne une fois qu'elle aura été «rationalisée»?

Et puis il y a les questions des «cas de corruption très médiatisés» (contrats BES, Marquês et EDP avec CMEC pour n’en citer que trois). Quand «auront-ils leur journée au tribunal»?

Comment le Portugal doit-il se préparer à une éventuelle «deuxième vague» du virus (s’il ne peut effectivement plus y avoir de verrouillage, comme l’a déjà affirmé le Premier ministre Costa)?

Selon RR: «Avec le trou dans les comptes publics provoqué par la pandémie et la menace d'apparition de nouveaux trous, les milliards annoncés par Bruxelles ne permettent aucune tranquillité.

«Plus que jamais, le climat est incertain…»

Des mises à jour sur le débat sur «l'état de la nation» à venir ce week-end.

natasha.donn@algarveresident.com