Les détails sur les emballages exclus qui sont couverts par la contribution sur les emballages à usage unique sont contenus dans une lettre diffusée par l’Administration fiscale et douanière (AT), avec les modalités de demande à respecter, désormais publiée sur le portail des finances.

Il s’agit de la contribution sur les emballages plastiques, aluminium ou multi-matériaux à usage unique avec du plastique ou de l’aluminium, achetés dans les plats cuisinés, dans les régimes du prêt-à-manger et de la vente à emporter ou de la livraison à domicile, créée par le Budget de l’État pour 2021 (OE2021), et avec entrée en vigueur, respectivement, le 1er juillet 2022 et le 1er janvier 2023.

Selon ces informations, les emballages à usage unique mis à disposition avec les aliments vendus en roulottes ainsi que ceux mis à disposition par les distributeurs automatiques destinés à la fourniture de plats cuisinés sont exclus du versement de cette contribution.

Sont également exclus de la contribution les emballages fournis dans le cadre des activités de restauration et de restauration et ceux « qui contiennent des plats cuisinés qui n’ont pas été emballés dans le point de vente au consommateur final, puisque dans ces cas ce dernier ne contrôle pas la l’emballage du produit, ne permettant donc pas au consommateur d’avoir d’alternative », citant en exemple les soupes conditionnées en usine et vendues en grande surface.

Sont donc concernés par cette contribution les emballages à usage unique pour aliments et boissons qui « sont achetés en plats cuisinés, en régime prêt-à-manger et à emporter ou en livraison à domicile ».

Les emballages à usage unique contenant des plats cuisinés sont également couverts, même si les plats n’ont pas été préparés sur le lieu de vente au consommateur final.

« La fourniture de plats cuisinés configure un transfert de biens, c’est-à-dire un transfert découplé des services de support pertinents, c’est-à-dire dans lequel le client n’utilise ni ne met à disposition aucun service, au-delà du minimum , qui permettent une consommation immédiate sur place », précise la même information.

L’AT précise que cette affaire comprend la fourniture de plats cuisinés (à emporter), « y compris les situations dans lesquelles le client est servi sans quitter la voiture (« drive-in »), et la livraison à domicile de repas ( ‘livraison à domicile’), qui peuvent comprendre notamment les restaurants, cafés, pâtisseries et assimilés, les hypermarchés, les supermarchés et assimilés, ainsi que d’autres établissements tels que les bars abritant des salles de cinéma ».

En cause, depuis le 1er juillet, l’application d’une taxe de 30 centimes sur les emballages plastiques à usage unique, qui vise à encourager la mise en place de systèmes d’emballages réutilisables.

Selon la loi, les établissements qui offrent des plats cuisinés prêts à manger et à emporter sont déjà obligés d’accepter que leurs clients utilisent leurs propres contenants, il existe donc une alternative au paiement de la contribution.

L’AT rappelle également les démarches et formalités auxquelles sont tenus les redevables de cette contribution, précisant qu’à l’exception des importateurs qui les mettent en libre pratique et à la consommation, « les redevables de la contribution doivent avoir le statut de dépositaire agréé, être responsable des obligations déclaratives, même pour les emballages à usage unique dont ils ne sont pas propriétaires ».

LT (FP) // MSF