Le président de Chega a déclaré aujourd’hui qu’il n’accepterait pas d’être « tiré contre le mur » par le PSD et a souligné qu’il ne ferait pas partie d’un gouvernement opposé à la réclusion à perpétuité pour des crimes « barbares », insistant sur la nécessité d’une réforme de la justice. .

Évoquant des crimes tels que l’homicide, le terrorisme, les viols ou les crimes sexuels « lorsqu’ils se produisent dans un contexte particulièrement répréhensible ou répété », André Ventura a déclaré que le parti ne fera « partie d’aucun gouvernement qui ne favorise pas, à l’Assemblée de la République, la réclusion à perpétuité contre ce type de crimes ».

S’exprimant au début du VIIe Conseil national du parti, qui se réunira d’aujourd’hui à samedi à Sagres, en Algarve, le leader de Chega a souligné que si le parti doit s’opposer au PSD, « ce Conseil national » doit le dire.

« Et le PSD, s’il pense s’appuyer contre le mur en disant ‘soit ça, soit le mur’, on devrait leur dire ‘le mur, le mur’, parce que c’est ce qu’ils auront de nous », a déclaré André Ventura.

Pour le leader et unique adjoint de ce parti, si le gouvernement est « inefficace » ou « corrompu », peu importe qu’il s’agisse d’une majorité PSD ou PS, puisque Chega ne doit pas « se plier » sur ce qui va à l’encontre de son cahier d’accusations. .

« Quelle est la différence entre s’opposer à un gouvernement PSD ou devoir s’opposer à un gouvernement du Parti socialiste ? Il n’y en a pas, je n’en vois pas », a-t-il déclaré, soulignant qu’il est « convaincu » que si Chega accepte de renoncer à ses demandes de rejoindre un gouvernement, il perdra la confiance des électeurs.

« Et ce Conseil national doit donner un signe très clair qu’il n’acceptera de rejoindre aucun gouvernement, en aucun cas, si cela n’est pas accepté », a-t-il déclaré, évoquant la réforme de la justice, l’un des « drapeaux » du fête.

Pour André Ventura, comme il s’agit d’un « domaine essentiel », si Chega renonce à mener à bien la réforme de la justice, « même au prix de faire partie d’un gouvernement », il risque de « perdre la confiance des électeurs », puisqu’il s’agit d’un des piliers qui ont conduit à la fondation du parti.

« Pour cette raison, nous devons tout mettre en œuvre pour que le PSD, qui sera, en principe, le parti qui aura le vote expressif, à nos côtés, pour former un gouvernement, que le PSD n’ait pas d’autre voie s’il n’accepte pas cette réforme de la justice, avec la réclusion à perpétuité et [combate ao] enrichissement illicite », a-t-il déclaré.

Lors de son intervention, qui a duré environ une heure, André Ventura a également déclaré que le modèle semi-présidentiel actuel en vigueur au Portugal est « une fraude » car le président de la République est devenu « un coupe-ruban pour le régime ».

Pour le président de Chega, le modèle présidentiel est « le meilleur moyen d’éviter les nouveaux gadgets », puisque les Portugais peuvent clairement choisir « qui ils veulent et ce qu’ils veulent », sans « chaussettes ni tiers ».

André Ventura en a également profité pour avertir que Chega doit être ferme dans ses convictions et ne pas tomber dans « l’erreur que le CDS a commise au cours des dernières décennies » et « qui conduit à sa disparition », un problème des parties « qui devenir une béquille ».

Se référant également à d’autres partis politiques, s’agissant du rôle de l’Etat, André Ventura a déclaré : « Nous ne sommes ni le Parti socialiste, ni le Bloc de gauche, ni l’Initiative libérale, nous sommes finalement à un point intermédiaire entre ces deux ».

Le Conseil national de Chega se réunit aujourd’hui et samedi pour débattre et approuver le nouveau programme politique du parti, que le président souhaite voir clarifié et simplifié, après avoir présenté une proposition avec la moitié des pages de l’actuel.

La proposition de base que la direction présentera à l’organe suprême de Chega entre les congrès compte 25 pages, contre 60 dans le document en vigueur depuis la fondation du parti, en 2019.

Outre la présentation, la discussion et le vote du programme du parti, l’approbation du règlement électoral et du règlement disciplinaire, ainsi qu’une période d’information de la direction nationale, sont attendues.

Le débat et l’approbation du programme Chega, qui divisait le parti, était prévu au congrès national de Coimbra, du 28 au 30 mai, mais a été reporté à la première réunion du Conseil national.