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Amnesty International accuse le Mozambique de maintenir les réfugiés détenus dans des conditions inhumaines

La position de l'organisation non gouvernementale (ONG) pour la défense des droits de l'homme apparaît dans un communiqué publié aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

"Les autorités mozambicaines ont détenu 16 réfugiés et demandeurs d'asile africains en détention dans des conditions inhumaines pendant 18 mois sans qu'ils aient commis de délit", indique le communiqué d'Amnesty International.

Selon l'ONG, le groupe a été arbitrairement arrêté le 17 janvier 2019 et se compose de 15 Congolais et d'un Éthiopien.

Les 16 réfugiés ont été menottés et auraient été battus par la police et les agents d'immigration dans le camp de réfugiés de Maratane, dans la province de Nampula, dans le nord du Mozambique, selon le communiqué.

Deux jours après l'arrestation, les 16 hommes ont été transférés dans un poste de police de Pemba, la capitale de la province septentrionale de Cabo Delgado.

Les autorités mozambicaines ont tenté d'expulser sept réfugiés vers la RDCongo le 23 janvier de l'année dernière, mais ont été renvoyées à l'aéroport international de Kinshasa par les autorités migratoires congolaises.

Au Mozambique, des réfugiés sont détenus dans des conditions inhumaines, dans des cellules sans salle de bain et sans accès à l'eau potable, contraints de boire de l'eau insalubre, a accusé AI.

Ils sont également privés de nourriture suffisante, n'ont pas de couvertures et dorment sur des papiers.

"La plus grande tragédie de la détention arbitraire continue de ces réfugiés est que, 18 mois après leur détention, ils ne savent toujours pas pourquoi ils ont été détenus", explique Muleya Mwananyanda, directeur adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique australe, cité dans le communiqué.

Mwananyanda a considéré le traitement infligé aux 16 réfugiés comme "odieux", exhortant les autorités mozambicaines à résoudre la situation conformément à la loi.

L'organisation souligne que la détention arbitraire et prolongée constitue une violation des droits de l'homme et expose les victimes à la menace de Covid-19.

Amnesty International affirme que les autorités ne mettent en œuvre aucune mesure de prévention de type Covid-19 dans les cellules où se trouvent les 16 réfugiés.

«Le gouvernement mozambicain doit immédiatement et inconditionnellement mettre fin à la détention arbitraire de ces réfugiés et les libérer sans plus tarder ou porter une accusation conformément aux normes internationalement reconnues, s'ils ont commis un crime», lit-on dans le communiqué de presse.

PMA // JH

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