Portimão, Faro, 19 juil. 2021 —

Le commandant des opérations sur le terrain a indiqué à Lusa qu’un dispositif est maintenu « adapté à la situation de surveillance, avec 235 opérationnels et 80 véhicules », avec le plan de démobilisation en cours, mais avec un maintien en place « dans les prochains jours ».

Rui Lopes a informé qu’au cours de la nuit « il n’y avait pas eu d’incidents à enregistrer », en raison de la forte humidité qui « facilitait le travail des pompiers », et il n’y a aucune trace de rallumages aujourd’hui.

Interrogé sur les inquiétudes pour cet été, le commandant a reconnu que les dizaines de tonnes de bois brûlé encore au sol résultant de l’incendie de 2018 « sont toujours » préoccupantes, mais il a précisé qu’il s’agit d' »une autre condition » à laquelle tentera de  » donner une réponse au cas où une autre situation d’incendie se produirait ».

L’incendie rural s’est déclaré samedi à Monchique et s’est propagé à la municipalité de Portimão (tous deux dans le district de Faro, en Algarve), après avoir été maîtrisé puis éteint dimanche.

Le bilan pointe à environ 2 000 hectares (ha) brûlés : 1 478 ha dans la commune de Portimão et 656 ha à Monchique.

Dans le cas de Portimão, le maire a révélé à Lusa qu’aujourd’hui à 16h00, une équipe de l’autorité locale et de la Direction régionale de l’agriculture et de la pêche (DRAP) de l’Algarve examinera les dégâts.

« Nous allons directement sur le terrain pour parler aux gens, voir les dommages qu’ils subissent, découvrir ce que le DRAP peut payer et ce que la Chambre ne réalise pas créera un fonds pour pouvoir le faire », a-t-il noté.

Isilda Gomes a souligné que le but est de faire un travail « plus direct et pratique » — il y aura des rencontres avec les populations pour « savoir ce qui leur manque », et le directeur de DRAP Algarve et le maire pourront bientôt clarifier le soutien que chacun peut donner.

Les incendies en milieu rural étant une « grande préoccupation », résultant en grande partie du « manque de citoyens imprudents », le responsable du gouvernement a souligné l’engagement de la municipalité en matière de prévention, notamment dans la création de bandes de confinement, notant que l’un des fronts « s’est arrêté dans l’une de ces pistes ».

Le maire de Monchique était sur le terrain ce matin avec une équipe de techniciens et d’assistantes sociales pour « voir la nécessité d’un accompagnement de la population et réaliser une enquête plus exhaustive qu’initialement faite » de la zone incendiée, confirmant qu’« il y avait non pas de bâtiments incendiés » à l’exception d’une petite dépendance.

Rui André a souligné qu’aujourd’hui à 18h30, le conseil municipal organisera une réunion à l’Autodromo Internacional do Algarve avec le directeur de DRAP Algarve et les propriétaires concernés, qui sera suivie d’une visite des zones brûlées.

Le maire a précisé que les 656 ha brûlés à Monchique sont divisés en 271 de forêt, 163 d’eucalyptus, 130 de chêne-liège, 33 de pâturages permanents, 25 de pin pignon, 15 d’agriculture, quatre de vergers et 15 à d’autres usages.

Fort de l’expérience d’autres incendies, Rui André a mis au défi le Gouvernement de créer un « mécanisme plus simple et plus direct pour aider les gens », se montrant disponible pour « coordonner et aider sur place » et faire que cette aide « arrive rapidement aux gens ».

En 2018, a-t-il dit, l’avis de soutien créé par le gouvernement était tellement bureaucratique qu’à la fin du mandat « personne n’a déposé de candidature à Monchique ».

La Chambre a alors engagé une société pour préparer les candidatures, mais s’est plainte que la « bureaucratie créée » avait fait « tomber par terre plus de la moitié ».

PYD // ROC

Le contenu À Portimão et à Monchique, les dégâts sont comptabilisés après la première apparition de 2 000 hectares brûlés à Visão.