Selon les données de l’Autorité tributaire et douanière (AT), en réponse à Lusa, le nombre de contribuables concernés par cette exonération de l’impôt foncier communal (IMI) est passé en 2021 (pour l’impôt 2020) à 1 147 486 assujettis. Cette année, alors que la taxe 2021 est en cause, cette exonération concernait 1 126 843 propriétaires.

Il s’agit d’une exonération prévue par le code IMI, qui est automatiquement accordée par l’AT lorsque le contribuable ou son ménage a un revenu brut total allant jusqu’à 2,3 fois la valeur annuelle de l’indice de soutien social (IAS) et dont le capital imposable (VPT) des immeubles détenus n’excède pas 10 fois la valeur annuelle de l’IAS.

Pour ces calculs, on considère la valeur du salaire minimum national (SMN) en vigueur en 2010, qui était de 475 euros — valeur de référence jusqu’à ce que l’IAS l’atteigne.

Ainsi, toutes les familles dont les revenus annuels bruts n’excèdent pas 15 295 euros (2,3x14x475 euros) et dont le patrimoine immobilier a une VPT qui n’excède pas 66 500 ont droit à cette exonération d’IMI sur la maison qui leur sert d’habitation propre et permanente. euros (10x14x475 euros).

Dans le calcul de l’IMI 2021, dont le paiement est actuellement en cours, les données dont dispose l’AT ont permis de vérifier l’existence de 1.126.843 contribuables qui satisfont à cette double exigence.

Ce n’était cependant pas la première fois que le nombre de familles couvertes était réduit par rapport à l’année précédente. En 2017 (pour l’IMI 2016), cette exonération atteignait 1 240 835 propriétaires, mais deux ans plus tard, elle était tombée à 1 170 789.

Cette exonération « permanente » de l’IMI ne concerne que les biens leur servant effectivement d’habitation propre et permanente, mais est également accordée aux personnes âgées qui s’installent dans des maisons de retraite ou des résidences familiales « en ligne droite et en ligne collatérale, jusqu’à 4e année ».

En outre, le budget de l’État pour 2021 détermine également que les successions indivises ont droit à cette exonération en ce qui concerne les biens affectés à leur logement propre et permanent, dans la part des héritiers qui remplissent les conditions pour être couverts par cet avantage fiscal.

Cette exonération de l’IMI est accordée de plein droit par l’AT qui, à cet effet, tient compte des revenus « de l’année précédant l’année à laquelle se rapporte l’exonération ».

Selon la loi, « le non-respect en temps utile, par l’assujetti ou par les membres de son foyer, de ses obligations déclaratives au titre de l’IRS et de l’IMI, détermine la non-attribution » de cette exonération.

Même ainsi, ceux qui ne sont pas obligés de déposer la déclaration annuelle de revenus — en raison de faibles revenus — ne perdent pas le droit à cette exonération.

Dans le calcul de la VPT des biens détenus, « les débarras, garde-manger et garages, même physiquement séparés, mais intégrant le même immeuble ou ensemble d’habitation, sont considérés, à condition qu’ils soient utilisés exclusivement par le propriétaire ou son ménage, comme un complément au logement exonéré ».

LT // CSJ