Le procureur général de la République a assuré aujourd’hui que la magistrature qu’il dirige répond « présente, proactive et engagée » à l’enjeu de la prévention des fraudes aux fonds européens, dont le Plan de relance et de résilience (PRR) ou autres.

Lucília Gago s’exprimait lors d’une session sur le thème « Responsabilité et démocratisation des institutions – Prévention de la fraude », qui a eu lieu à l’Universidade Nova, à Carcavelos (Cascais).

L’événement, auquel a également participé le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, visait à faire connaître les projets développés par le groupe de réflexion visant à contribuer à une meilleure utilisation des ressources financières de l’Union européenne (UE).

Selon le PGR, les ressources financières qui composent soit le PRR, Portugal 2030 ou Portugal 2020 ou celles qui intégreront le Budget de l’État portugais (OE) dans ces périodes, interpellent le ministère public dans ce défi auquel il est appelé à répondre avec « une rigueur absolue et la probité intouchable que le sérieux et l’unicité du moment exigent de chacun ».

Plus tôt, Lucília Gago a reconnu que, dans le contexte d’une « situation sociale et économique difficile résultant des graves impacts causés par la pandémie de covid-19, il y a une sérieuse responsabilité à prendre en main les ressources financières disponibles pour ouvrir des voies de développement social , inclusion, solidarité, contribuer à un pays plus juste, économiquement et écologiquement durable ».

Ainsi, il a promis que le Ministère Public (MP) répond « présent, volontariste et engagé à ce défi » et qu’« il le fait, non seulement dans l’aspect prévisible de la réponse répressive, mais à travers une contribution anticipatrice, coopérant à une démarche prévention des phénomènes frauduleux ou dysfonctionnels qui pourraient mettre en crise la poursuite des objectifs liés aux ressources financières publiques.

Le PGR a souligné que c’était l’évaluation des expériences passées dans l’utilisation des ressources financières de l’UE et la compréhension que « la fraude est un phénomène holistique qui renvoie à l’importance de son approche multidisciplinaire », qui a donné naissance à cette initiative antifraude, dont première année d’expérience aujourd’hui a été marquée lors de la cérémonie à Carcavelos.

Au cours de cette première année, un certain nombre de représentants du Parquet, du groupe consultatif technique du PGR, ainsi que des entités européennes de contrôle des fonds, telles que l’Inspection générale des finances, l’Agence pour le développement et la cohésion et l’Institut, ont collaboré à l’initiative du financement de l’agriculture et de la pêche.

La Cour des comptes et l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), la police judiciaire et des entités connexes telles que la Banque du Portugal, l’Association portugaise des commissaires aux comptes, des représentants de la société civile avec l’association Transparência e Integrity, des membres de l’Académie de divers domaines de la connaissance et de différentes écoles s’est jointe à l’initiative pour débattre et réfléchir sur le modèle collaboratif d’intervention sur le phénomène de la fraude avec des fonds européens.

Le PGR a souligné l’importance de la question en cours d’analyse, notant que le rapport annuel sur la protection des intérêts financiers de l’Union européenne a constaté, en 2020, que la fraude détectée par la Commission européenne, du seul côté des dépenses, s’élevait à 266 millions euros, correspondant à 0,19% de la valeur totale des paiements effectués au cours de cette période.

« En ajoutant à ce montant les irrégularités de la même période, également du côté des dépenses, 710,6 millions d’euros, correspondant à 0,51 % des paiements effectués au cours de cette période, nous concluons qu’un total de 967,6 millions d’euros de dépenses a été encouru à tort », a poursuivi Lucilia Gago.

Le PGR a également averti dans son intervention que la fraude « se réfère nécessairement à des comportements dans le domaine de l’opaque, du caché, du caché et des pactes de silence des parties intéressées, renvoyant toujours l’observation empirique à une évaluation qui est en deçà de son impact réel ». .

« Bien que l’on sache que la fraude quantifiée n’est qu’une partie de la réalité ayant un impact négatif sur la bonne exécution des politiques publiques associées aux ressources financières en question, nous recommandons que ce phénomène soit abordé en priorité dans une approche préventive, capable de renforcer la non – la survenance de ce résultat ou en atténuant, dans la mesure du possible, sa vérification », s’est défendu le PGR.

Cette approche préventive – a-t-il souligné – « est en phase avec les fonctions préventives du PM » et la vision préventive et la définition de stratégies concrètes est « précisément le champ d’action de ce modèle de think tank innovant, défini comme « un espace de dialogue et de partage des connaissances, dans une diversité de savoirs et de cultures institutionnelles, mais avec un objectif commun » pour prévenir la fraude.

« Nous encourageons donc le think tank[groupe de réflexion]à poursuivre son travail, en orientant son action vers des contributions solides, cohérentes, indépendantes et à la hauteur de la responsabilité du moment », a conclu Lucília Gago. [grupodereflexão)aprosseguirosseustrabalhosorientandoasuaaçãoparacontributosrobustosconsistentesindependenteseàalturadaresponsabilidadedomomento”concluiuLucíliaGago

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