Le Conseil des finances publiques (PCP) a des doutes sur les chiffres d’investissement projetés par le gouvernement dans le programme de stabilité (PE) connu aujourd’hui, selon son avis sur le document.

Bien que l’entité présidée par Nazaré da Costa Cabral ait globalement approuvé le programme de stabilité qui est entré aujourd’hui, peu après minuit, sur le site Internet de l’Assemblée de la République, la PCP formule plusieurs observations sur le document.

Le constat lié à l’investissement porte également sur le programme de relance et de résilience (PRR), qui justifie une grande partie du programme de stabilité, précisant qu ‘«aucun projet d’investissement n’a été identifié qui permettra l’année 2021 ».

Cette année, le gouvernement s’attend à ce que l’investissement se maintienne à 4%, passant à 8,0% et 8,6% en 2022 et 2023, respectivement.

«Les prévisions de MF [Ministério das Finanças] indiquent un rythme de croissance de la consommation privée et de la FBCF [Formação Bruta de Capital Fixo, vulgo investimento] plus élevé que prévu par les autres institutions, alors que le taux d’évolution attendu de la consommation publique est plus faible », peut-on lire dans l’avis de la PCP.

L’institution indépendante qui contrôle les comptes publics nationaux souligne également que le PE «comprend, entre autres, des mesures sous-tendant le PRR qui n’ont pas été précisées de manière suffisamment détaillée».

Pour la PCP, les risques liés au scénario macroéconomique présenté par le gouvernement au PE «sont de nature majoritairement descendante, étant donné que le PE 2021 intègre déjà les effets macroéconomiques de la mise en œuvre du PRR dans l’économie portugaise».

En matière de demande intérieure, la PCP met en évidence «l’attente la plus pessimiste du MF pour la dynamique de la consommation privée au vu des projections les plus récentes, qui peuvent contribuer,« ceteris paribus [tudo o mais constante], pour une perspective plus conservatrice du solde budgétaire en 2022, par rapport aux scénarios du FMI [Fundo Monetário Internacional] et la PCP ».

L’institution dirigée par Nazaré da Costa Cabral considère également que «l’hypothèse prise par le MF, de maintenir le taux d’épargne des ménages au-dessus de sa valeur historique sur l’horizon de prévision, dans un contexte de reprise économique, de taux de chômage relativement bas et de conditions de financement favorables en l’économie, constitue un risque à la hausse », tant pour la croissance économique que pour le solde budgétaire.

La PCP met également en garde contre le risque d’une «hypothèse favorable» d’augmentation des importations, le PE «sous-tendant une réduction de l’élasticité des importations par rapport à la demande mondiale en 2021 et une réduction supplémentaire en 2022», ce qui est justifié «par la forte la croissance au cours de cette période se produit dans les composantes de dépenses avec moins de contenu importé », telles que la consommation privée de biens et services, les dépenses, les travaux publics et les exportations touristiques.

«Cette prémisse représente un risque à la baisse pour la croissance économique sous-jacente au scénario, étant donné le risque que cette réduction ne se concrétise pas», prévient la PCP.

A partir de 2023, la PCP souligne que les risques baissiers liés à l’exécution du PRR «sont liés au profil temporel supposé pour l’application des fonds, avec la faisabilité de projets d’investissement permettant l’absorption des fonds PRR dans le économie et avec le caractère productif de ces investissements ».

«Le manque de détails sur la nature et les montants des mesures concrètes sous-tendant le PRR, ou son absence, augmente l’incertitude sur les perspectives de croissance de l’économie portugaise à moyen terme», selon la PCP.

Malgré les observations faites, l’entité «approuve les estimations et prévisions macroéconomiques présentées», alertant sur le «contexte actuel d’incertitude élevée et inhabituelle», et le fait que les prévisions de croissance du PIB nominal sont supérieures à celles des autres entités, et peuvent influencer le budget variables.

Le gouvernement a approuvé jeudi le programme de stabilité (PE) 2021/2025, un document dans lequel il prévoit que le produit intérieur brut (PIB) augmentera de 4% cette année, sous les 5,4% précédemment prévus, et de 4,9% en 2022.

En ce qui concerne le chômage, le gouvernement prédit que le taux cette année sera de 7,3%, au-dessus des 6,8% avec lesquels il a terminé 2020, mais en dessous de la prévision précédente, de 8,2%.

Le déficit des comptes publics portugais sera de 4,5% cette année, à partir de 2022 il atteindra la valeur de 3,2%, et à partir de 2023 il reviendra en dessous de 3%, a annoncé jeudi le ministre des Finances.

Cette année, la dette publique devrait rester à 128% du PIB, puis baisser à 123% en 2022, à 121% en 2023, à 117% en 2024 et 114% en 2025.

JE // JNM

Le PE: CFP content de doutes sur l’investissement projeté par le gouvernement apparaît d’abord à Visão.