« La plénière s’est déroulée avec une participation importante des travailleurs et a pris des décisions pour exiger la reprise immédiate du processus de négociation par le conseil d’administration de l’entreprise qui, lors de la convocation de la plénière aujourd’hui, a suspendu le processus de négociation en cours », a expliqué Manuel. Léal, de FECTRANS.

Les travailleurs de Carris étaient en grève aujourd’hui, entre 10h00 et 15h00, pour exiger des salaires et des droits qui valorisent et dignifient les professions, et ont également tenu une session plénière.

La grève a été appelée par le Syndicat national des chauffeurs et autres travailleurs (SNMOT) et le Syndicat des travailleurs des transports routiers et urbains du Portugal (STRUP), lié à FECTRANS, lors d’une réunion tenue le 25 février, qui a également réuni le Syndicat des Transport (SITRA) et l’Association syndicale des travailleurs de Carris (ASPTC).

S’adressant à Lusa, le syndicaliste de la Fédération des syndicats des transports et des communications (FECTRANS) a également ajouté que les travailleurs exigent que l’entreprise « change sa position dans la mise à jour des salaires », la plénière étant catégorique dans la demande d’une « augmentation réelle significative » . »

« Les travailleurs ont mandaté les organisations syndicales pour, au cas où il n’y aurait pas de réponse d’ici le 1er avril, définir les prochaines formes de lutte », a-t-il souligné.

Interrogé sur la grève, Manuel Leal a souligné que les syndicats « n’ont pas contrôlé la grève », soulignant que l’objectif était de tenir une session plénière et que l’objectif « a été atteint ».

Selon le syndicaliste, la FECTRANS a sur la table « une proposition d’augmentation nominale de 90 euros », tenant compte de l’évolution et des engagements publiquement pris par le Gouvernement concernant l’augmentation du salaire minimum national.

« Le conseil d’administration, après la dernière session plénière, est passé d’une proposition de 10 à 20 euros, toujours bien inférieure à ce qui était la mise à jour réelle qui existait par rapport au salaire minimum national », a déclaré Manuel Leal.

Le syndicaliste a souligné que « l’objectif déterminant pour les travailleurs de Carris est leur éloignement du salaire minimum national puis la reprise du pouvoir d’achat », soulignant que cet « objectif n’est évidemment pas atteint » par la proposition de l’administration.

Le 18 janvier, la direction de Carris a entamé la négociation de l’accord d’entreprise pour 2022 et des mises à jour salariales avec les syndicats représentatifs des travailleurs, auquel cas les structures syndicales ont rejeté l’augmentation de 10 euros présentée, réclamant une hausse similaire du salaire minimum national (40 euros). ).

Le 18 février, la direction de Carris a présenté une nouvelle proposition de revalorisation salariale aux syndicats, désormais à 20 euros, une valeur que la STRUP juge toujours « très insuffisante ».

Le STRUP défend une augmentation nominale de 90 euros pour tous les travailleurs, « en tenant compte de la réalité de 10 ans sans aucune mise à jour salariale et de la nécessité de prendre de la distance par rapport à l’évolution du salaire minimum ».

La proposition défendue par le SNMOT est d’augmenter les salaires « dans le même pourcentage que le salaire minimum national subi, soit 6,01% », et l’entreprise a initialement présenté une mise à jour salariale d’environ 0,9%, à laquelle les travailleurs ont déjà déclaré ils « n’acceptent pas ».

Carris est géré par la mairie de Lisbonne depuis 2017.

RCR // MCL