L’initiative est du Musée national d’art contemporain (MNAC) en partenariat avec la Faculté des beaux-arts de l’Université de Lisbonne (FBAUL), après la première, consacrée à Julião Sarmento (1948-2021), qui s’est tenue l’année dernière.

Les deux entités accueilleront désormais une nouvelle rencontre, avec la présence d’historiens de l’art, de conservateurs et de chercheurs, cette fois pour honorer un autre artiste portugais « auteur d’une œuvre vaste et remarquable qui s’est déroulée à travers la peinture, le dessin et la gravure », selon les informations. du MNAC.

Nikias Skapinakis a eu « un parcours très particulier, dont la richesse ne se limite pas aux portraits, mais provient plutôt d’une analyse profonde de l’histoire, de la littérature et de la vie quotidienne », souligne-t-il.

Trois des quatre conférenciers invités sont confirmés : Raquel Henriques da Silva, Bernardo Pinto de Almeida et Cristina Azevedo Tavares.

Des sujets tels que revisiter le paysage, l’importance du dessin et de la couleur dans l’œuvre de l’auteur, la mémoire, les portraits et la mélancolie seront abordés, et, selon l’organisation, les chercheurs qui souhaitent soumettre des propositions ont jusqu’au 31 août pour le faire. Les langues de travail du congrès seront le portugais, l’espagnol et l’anglais.

Impliquant à nouveau plusieurs centres de recherche, le Centre d’études et de recherche en beaux-arts, l’Institut d’histoire de l’art de la Faculté des sciences sociales et humaines de l’Universidade Nova de Lisboa et le Centre interdisciplinaire d’études de genre, de l’Instituto Superior de Lisboa, Sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne, sont les organisateurs de ce congrès, à travers le comité d’organisation composé de Bruno Marques, Emília Ferreira, Hilda Frias et Joana d’Oliva Monteiro.

Parallèlement au congrès, le MNAC organise une exposition de l’artiste, avec des œuvres que Skapinakis a volontairement gardées en sa possession, créant ainsi un musée personnel de son œuvre.

L’exposition sera organisée par l’historienne de l’art Raquel Henriques da Silva et les membres du comité d’organisation du congrès.

D’origine grecque, Skapinakis est né à Lisbonne en 1931, a suivi le cours d’architecture, qu’il abandonnera pour se consacrer pleinement à la peinture.

Outre la peinture à l’huile, activité dominante, il se consacre à la lithographie, à la sérigraphie et à l’illustration de livres. Il a notamment illustré « Quando os Lobos Uivam », d’Aquilino Ribeiro (Livraria Bertrand, 1958), et « Andamento Ho Holanda », de Vitorino Nemésio (Imprensa Nacional, 1983).

Il est l’auteur d’un des panneaux conçus pour le café « A Brasileira do Chiado » (1971), à Lisbonne.

En 2005, il conçoit le panneau « Cortina Mirabolante » pour la station Arroios du métro de Lisbonne, qui est toujours en travaux d’agrandissement.

En 2012, le Musée Collection Berardo a présenté l’exposition anthologique « Presente e Passado, 2012-1950 » consacrée à l’artiste, au Centro Cultural de Belém, à Lisbonne.

L’année suivante, il reçoit le prix des arts visuels de la Société portugaise des auteurs.

En 2014, il présente à la Casa Fernando Pessoa la série de gouaches Lago de Cobre et la série de dessins Estudos de Invenção Transcendente. Il a également illustré le magazine Colóquio Letras consacré à Almada Negreiros.

En 2017, il présente au Musée Arpad Szenes-Vieira da Silva la série développée à partir de 2014, « Hidden Landscapes – Apology for Pure Painting ».

Auparavant, en 1985, le Centro de Arte Moderna da Fundação Calouste Gulbenkian, également à Lisbonne, avait présenté une exposition anthologique de sa peinture, complétée par une rétrospective de son travail graphique et de ses gouaches à la Sociedade Nacional de Belas Artes.

Le réalisateur et réalisateur Jorge Silva Melo, fondateur d’Artistas Unidos, a réalisé un documentaire sur Nikias Skapinakis.

SA // LFS