Le film, qui sera présenté en première ce mois-ci au festival IndieLisboa, est présenté comme un hommage à l’écrivain Alexandre O’Neill, basé sur l’œuvre littéraire, avec un scénario signé par João Botelho et Maria Antónia Oliveira, auteur d’une biographie sur le auteur.

« Dans la structure de ce film, j’ai toujours pensé à la création débridée de l’écrivain, où la confrontation entre le savant et le populaire atteint ce qu’on peut appeler la recherche surréaliste du Beau », écrit João Botelho dans la note d’intentions.

Dans le long métrage, João Botelho compte avec des extraits des « textes magnifiques » d’Alexandre O’Neill, dits et chantés par le casting, et recrée « des scènes qui construisent un récit aussi juste qu’innovant » sur l’univers littéraire du poète et chroniqueur.

« Personne n’est O’Neill dans ce film, mais tout le monde, majeur et mineur, est l’écrivain, car dans des scènes créées par lui, dans d’autres inventées par moi, elles traduisent sa magnifique écriture. Et comme de simples connexions entre certaines séquences seront révélées des photographies abstraites ou des détails réalisés par O’Neill lui-même et que personne ne connaît », a expliqué João Botelho.

« Un film sous cette forme » présente les performances de Pedro Lacerda, Inês Castel-Branco, Cláudio da Silva, Crista Alfaiate, Ana Quintans, Luís Lima Barreto, Carmen Santos, Rita Blanco, Maria João Pinho, Dinarte Branco, Pedro Inês , entre autres.

Produit par Ar de Filmes, d’Alexandre Oliveira, le film a une photographie de João Ribeiro et une musique originale de Daniel Bernardes.

« Un film en forme de comme ça », dont le titre fait référence à la nouvelle d’O’Neill « Une chose en forme de comme ça », aura sa première projection à IndieLisboa, où João Botelho présentera également en première le documentaire  » O Jovem Cunhal », à propos du politicien communiste Álvaro Cunhal.

João Botelho, 72 ans, réalise ses premiers films à la fin des années 1970, mais ses débuts au long métrage ont lieu en 1981 avec « Conversa Acabada », suivi de « Um adeus Português » (1986), sur la guerre coloniale et dont le titre fait référence sur un poème d’Alexandre O’Neill.

La filmographie du réalisateur comprend plusieurs films inspirés ou convoquant l’œuvre littéraire d’écrivains portugais, d’Agustina Bessa-Luís à José Saramago. Parmi eux figurent « A corte do norte » (2008), « Filme do disassossego » (2010), « Os Maias : Cenas da vida romantic » (2014) et « O ano da morte de Ricardo Reis » (2020).

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