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L’information a été communiquée aujourd’hui à l’agence Lusa par une source officielle de l’exécutif communautaire, qui indique que « la Banque européenne de l’hydrogène, annoncée par la présidente Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union, sera un autre instrument pour faire bouger l’économie de l’hydrogène d’une niche à une autre échelle, en plus du cadre réglementaire proposé — les travaux sur les infrastructures d’hydrogène dans le cadre des réseaux transeuropéens d’énergie et du partenariat pour un hydrogène propre ».

Un jour après que Bruxelles a approuvé un projet de 5,2 milliards d’euros dans l’hydrogène qui comprend le Portugal et 12 autres pays, l’exécutif communautaire – qui prône un pari sur ce type de marché plus durable – déclare à Lusa que « l’initiative devrait se développer l’année prochaine ”.

Comme il y a peu d’hydrogène « vert » produit ou consommé dans l’UE, l’institution souligne que cette nouvelle banque européenne « aura pour objectif de réduire le risque tant pour les producteurs que pour les consommateurs d’hydrogène renouvelable, en couvrant la différence de coût restante entre la production et la consommation ». .

« L’idée est que l’UE accepterait et couvrirait le risque de l’achat et de la vente d’hydrogène renouvelable », souligne la source officielle de la Commission européenne, notant que le montant avancé, de trois milliards d’euros, « est une première estimation de la les financements nécessaires. ».

Les ressources financières proviendront du Fonds pour l’innovation – le principal instrument financier de l’UE pour respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris et du pacte vert européen pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 – et d’autres sources.

« Trop d’industries hésitent à faire le saut vers les technologies de l’hydrogène parce qu’elles ne savent pas si l’hydrogène renouvelable sera disponible dans les bonnes quantités et au bon moment. Et trop de projets de production d’hydrogène renouvelable attendent un signal clair de demande », contextualise la Commission européenne, dans sa réponse à Lusa.

Dans le paquet énergétique REPowerEU, publié en mai dernier, Bruxelles a proposé des mesures pour accroître l’utilisation de l’hydrogène « vert » dans l’UE, en fixant des objectifs de production nationale de 10 millions de tonnes et d’importations de 10 millions de tonnes, d’ici 2030.

Actuellement, l’hydrogène représente environ 2 % du mix énergétique de l’UE et la quasi-totalité de celui existant (95 %) est produite par des combustibles fossiles, qui libèrent chaque année entre 70 et 100 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

L’hydrogène « vert », quant à lui, provient de sources renouvelables, il n’émet donc pas de CO2 et libère d’infimes quantités de polluants atmosphériques.

Il peut être utilisé comme matière première, vecteur de transport ou de stockage de carburant et d’énergie et appliqué dans les secteurs de l’industrie, des transports, de l’énergie et du bâtiment.

Il y a une semaine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait la création d’une « nouvelle banque européenne » pour promouvoir les initiatives hydrogène dans l’UE, dotée d’un budget de trois milliards d’euros, visant à « combler un déficit d’investissement et correspondre à l’approvisionnement ». et la demande pour l’avenir ».

S’exprimant dans son troisième discours sur l’état de l’Union, lors de la session plénière du Parlement européen, dans la ville française de Strasbourg, la chef de l’exécutif communautaire a soutenu que « l’hydrogène peut complètement changer l’innovation en Europe », c’est pourquoi il est nécessaire pour « passer d’un marché de niche à un marché de masse pour l’hydrogène ».

Cette semaine, mercredi, l’exécutif communautaire a approuvé un projet d’une valeur de 5,2 milliards d’euros pour la construction d’infrastructures pour l’hydrogène ou pour son intégration dans les processus industriels, impliquant le Portugal et 12 autres pays de l’UE.

Dans le cas du Portugal, il s’agit de la construction d’infrastructures pour l’hydrogène, qui sera confiée au groupe portugais du secteur de l’industrie chimique Bondalti, selon Bruxelles.

ANE // CSJ