La demande d’autorisation d’utilisation de ces 14 véhicules aériens télécommandés (RPAS), entre le 15 mai et le 31 octobre, a été déposée le 20 mai auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNPD), qui a rendu un avis le 9 mai, concluant qu’il n’y avait n’y a rien à objecter à l’utilisation par le GNR du système de vidéosurveillance, aux fins indiquées et au regard de la protection des données personnelles, à l’exception de l’un des « drones ».

« [nada a opor…] A l’exception d’un équipement — le modèle ‘Drone DJI TELLO’ — pour lequel ils n’établissent pas de mesures visant à atténuer le risque d’identifier les citoyens et d’affecter leurs droits, libertés et garanties », lit-on dans l’avis disponible sur le site de la CNPD.

Selon la CNPD, les caractéristiques techniques du drone exceptées par la commission ne sont pas conformes à l’une des mesures d’atténuation des risques énoncées dans l’étude d’impact sur la protection des données (AIPD), jointe à la demande d’avis, concernant l’altitude de vol, puisque l’altitude maximale est de 30 mètres.

Le but de l’inspection GNR avec des « drones », explique la commission dans l’avis, est de prévenir et de réduire les incendies dans les zones forestières des communes et des paroisses qui, par arrêté de mars de cette année, ont été définies comme prioritaires dans les districts d’Aveiro, Beja, Braga, Bragança, Castelo Branco, Coimbra, Faro, Guarda, Leiria, Lisbonne, Portalegre, Porto, Santarém, Setúbal, Viana do Castelo et Vila Real.

« Il s’agit des ‘zones forestières et des zones inhabitées’, en particulier ‘dans les zones d’ombre où d’autres formes de surveillance sont inaccessibles’, où, par conséquent, il y a un manque de surveillance et de protection contre les risques d’inflammation », écrit le président de la CNPD, Filipa Calvão , qui signe l’avis.

Le président déclare, dans le document, que les caméras ne capturent que des images, visualisées en temps réel par l’exploitant de l’avion sur le propre matériel de l’équipement, « il n’y a pas de transmission » de données vers un autre endroit, ni d’enregistrement d’images ou de prise de son, et précise qu’ils opèrent à une altitude moyenne de 100 mètres au-dessus du sol, sans procéder à aucune identification personnelle, « mais uniquement en visionnant les espaces ».

« En ces termes, il est conclu qu’il est très peu probable de capturer des images de personnes susceptibles, directement ou indirectement, de les identifier, donc l’utilisation de ce système de vidéosurveillance, en général, n’implique pas le traitement de données personnelles », conclut-il.

Le ministre de l’Environnement, Matos Fernandes, a annoncé en mai de l’année dernière un plan d’atténuation du covid-19 dans le système de gestion intégrée des incendies en milieu rural, comprenant, parmi les mesures prévues, l’achat de 12 drones par les forces armées, financé par le Fonds pour l’environnement, pour renforcer la surveillance, et qui a été approuvé par le Conseil des ministres le 30 avril.

Dans une information sur la surveillance des forêts par drones, publiée en août sur le portail du gouvernement, l’exécutif reconnaît que les drones permettent, avec des coûts d’acquisition et d’exploitation inférieurs à ceux des systèmes aériens habités, de maintenir une surveillance continue, car chaque aéronef peut rester en l’air environ 12 heures consécutives.

« Ces systèmes permettent ainsi l’identification des incendies à leurs stades précoces, assistent, par les informations qu’ils captent et transmettent, la prise de décision du Commandement des Opérations de Combat et contribuent également aux séquelles des opérations, en surveillant les points où ils peuvent survenir en se rallumant » , explique-t-il dans cette note.

L’exécutif rapporte également qu’en 2019, bien qu’en phase de test opérationnel, les systèmes aériens sans pilote ont clairement contribué au dispositif spécial de lutte contre les incendies en milieu rural.

Vice-président (MPE) // AE

Lusa/Fin