«Il est impératif que les pouvoirs publics, qui ont réalisé l’étude de la situation, fassent connaître ces informations, afin qu’il soit possible de savoir exactement combien de résidences agricoles se sont révélées insalubres et combien d’exploitations se sont révélées en situation de indignité, exploitation, abus ou non-conformité », déclare la Confédération des agriculteurs du Portugal (CAP), dans un communiqué envoyé aux rédactions.

Dans ce contexte, le CAP demande que les résultats de ces contrôles réalisés, notamment par l’Autorité des conditions de travail (ACT) et le Service des étrangers et des frontières (SEF), soient présentés aux partenaires sociaux lors de la réunion du concert social prévue le ce mercredi 12 mai, demandant également que la discussion de ce sujet soit inscrite à l’ordre du jour des travaux.

Connaître les résultats des actions d’inspection sera un moyen, selon la confédération, de distinguer «la perception de ce qu’est la réalité concrète et factuelle» en tenant compte du fait que, au vu de la médiatisation de la situation, «plusieurs entreprises agricoles sont faire échouer les contrats de fourniture aux marchés extérieurs en raison du manque de livraison des produits et être remplacés par des fournisseurs d’autres marchés ».

Pour le CAP, il s’agit donc de «déterminer» que les actions d’inspection menées auprès des entreprises et les activités de recrutement de main-d’œuvre sont connues, afin de comprendre quels types de contrôles ont été effectués et quelles situations ont été identifiées.

Dans une réponse écrite aux questions posées par Lusa, le 5 mai, ACT a indiqué que, depuis 2020, elle a mené des actions d’inspection dans 108 entreprises du secteur agricole de la municipalité d’Odemira, qui couvraient plus de 6300 travailleurs, et 123 infractions ont été détectés.

Entre 2016 et 2020, ajoute-t-il, des actions d’inspection ont été lancées auprès d’un total de 2462 entreprises du secteur agricole, qui couvraient plus de 26 mille travailleurs.

«Dans ces actions, plus de 4 500 infractions ont été détectées, et plus de 1 400 procédures d’infraction administrative ont été engagées, donnant lieu à l’imposition d’amendes d’un montant minimum de sanction de deux millions d’euros», lit-on dans la note.

La semaine dernière, le Service des étrangers et des frontières a également révélé que 32 enquêtes étaient en cours dans divers comtés de l’Alentejo, dont six à Odemira, pour des délits de traite des personnes, d’aide à l’immigration illégale et de travail illégal.

Pour la PAC, l’agriculture dans le périmètre d’irrigation de Mira «est au centre d’une polémique dont l’adhésion à la réalité des faits et des chiffres doit être démontrée», et il est nécessaire de connaître la réalité dans les paroisses de São Teotónio et Longueira-Almograve , «Dont les entreprises implantées là-bas totalisent des millions d’euros de pertes avec des tonnes de fruits et légumes périssables totalement gaspillés».

LT (VAM) // EA

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