Mariana Vieira da Silva, qui dans l’exécutif socialiste assume la coordination des fonds communautaires, s’exprimera aujourd’hui, à Fundão, lors de la cérémonie de signature de l’accord de partenariat entre le gouvernement portugais et la Commission européenne pour la mise en œuvre de Portugal 2030.

S’adressant à l’agence Lusa, le « numéro deux » de l’exécutif dirigé par António Costa affirme que ce sera la sixième période de programmation des fonds structurels à laquelle le Portugal accédera.

« Quand on additionne ces 23 milliards d’euros de Portugal 2030 avec le PRR, on parle pratiquement de 40 milliards d’euros, soit une augmentation de 76% par rapport au tableau précédent. Nous voulons arriver à un pays qui grandit davantage, qui converge davantage avec l’Union européenne, mais dans lequel cette croissance est partagée, tant du point de vue de notre territoire que sur le plan social », souligne-t-il.

Dans la perspective de Mariana Vieira da Silva, le pays est face à « une opportunité de transformation structurelle », et les deux programmes – Portugal 2030 et PRR – « ont été pensés ensemble ».

« L’objectif ultime de ces deux cadres, qui ont suivi la stratégie Portugal 2030, est de faire de cette période de fonds communautaires une transformation significative de l’économie nationale, cherchant à consolider ces années de convergence avant la pandémie. [da covid-19] une convergence plus durable, plus soutenue et plus résistante aux périodes de crise, devenues plus fréquentes. En même temps, nous voulons garantir la cohésion territoriale et la cohésion sociale comme éléments fondamentaux de convergence », souligne-t-il.

Le PRR et Portugal 2030, selon Mariana Vieira da Silva, ont été organisés sur la base d’une stratégie qui, en premier lieu, s’adresse aux personnes, présentant « un pari très important sur les qualifications ».

« Nous avons des mesures qui visent à atteindre les objectifs auxquels le Portugal s’est engagé dans le socle européen des droits sociaux : 80 % de taux d’emploi, une forte accélération du nombre d’actions d’éducation/formation que chaque citoyen entreprend tout au long de sa vie, ainsi qu’avec un engagement significatif en faveur de l’inclusion, surtout à travers des réponses en matière de qualification et de soutien social aux groupes les plus vulnérables, avec l’objectif de soustraire 765 000 personnes au risque de pauvreté », souligne-t-il.

Dans ce chapitre, le ministre de la Présidence met en exergue les politiques liées au « vieillissement actif, avec la formation des jeunes défavorisés, avec une logique d’anticipation des compétences dont l’emploi aura besoin dans le futur, ou avec la poursuite des politiques d’égalité entre hommes et femmes et concilier vie personnelle, familiale et professionnelle.

« Le deuxième domaine est l’innovation, qui, au Portugal 2030, a des dimensions très importantes, comme la mesure convenue en consultation avec les partenaires sociaux concernant les licences de formation pour les travailleurs. En plus des incitations à la modernisation des entreprises, il existe des incitations spécifiques pour que nos entreprises atteignent les objectifs climatiques », indique-t-il.

Une autre grande dimension de Portugal 2030, selon le ministre de la Présidence, est liée à « la dynamique de la cohésion territoriale, où l’accent est mis principalement sur deux dimensions, la première étant celle du chemin de fer, non seulement dans les infrastructures, mais aussi , en matériel roulant ».

« Nous voulons faire en sorte que la cohésion de notre territoire se fasse aussi en termes de transports durables », a-t-il déclaré.

Sur le plan environnemental, Mariana Vieira da Silva souligne que Portugal 2030 prévoit des mesures pour « promouvoir des villes décarbonées, avec une mobilité urbaine, avec l’objectif de réduire les gaz à effet de serre de 55%, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 ».

« Pour cela, il faudra accélérer le pari sur les énergies renouvelables », ajoute-t-il.

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