« Le site nord [Sindicato dos Trabalhadores das Indústrias Transformadoras, Energia e Atividades do Ambiente do Norte] réaffirme la nécessité pour l’État d’assumer effectivement Efacec comme sienne, en la plaçant dans le secteur des affaires de l’État, afin de garantir la production, les engagements envers les clients et les emplois », lit-on dans un communiqué publié aujourd’hui.

Réagissant à l’information avancée aujourd’hui par le journal ECO, selon laquelle la direction générale de la concurrence européenne (DGComp) « considère que les termes de l’accord [de venda da Efacec à DST] constituent une aide d’Etat et cela devrait conduire le gouvernement à envisager de modifier l’accord », rappelle le syndicat, « il a toujours affirmé qu’il appartenait à l’Etat actionnaire de veiller à l’intérêt général ».

Et il ajoute, « si la nouvelle est confirmée, cela prouve[-se] que le gouvernement PS ne le fait pas ».

« Le gouvernement ne peut pas jouer avec l’argent public, avec la vie des travailleurs et avec une entreprise de grande importance dans le tissu entrepreneurial portugais », plaide Site-Norte, notant que « les travailleurs restent inquiets, sans connaître la direction de l’entreprise, alors que le Le gouvernement insiste sur un accord qui nuit clairement à l’intérêt public ».

Pour le syndicat, « la désinformation constante de la part de l’administration actuelle continue de prouver la méfiance des travailleurs à son égard, ainsi que le manque de transparence dans la gestion d’une entreprise publique ».

ECO écrit aujourd’hui que « le gouvernement a fait une pré-notification à Bruxelles de l’accord de vente d’Efacec à DST il y a environ un mois, mais il n’y a toujours pas de réponse permettant de délivrer la notification formelle » car la DGComp « estime que le termes de l’opération constituent une aide d’État, qui nécessitera, par exemple, la comptabilisation d’une aide au déficit, comme cela s’est produit, par exemple, avec la TAP ».

Citant « une source qui connaît le processus de négociation entre l’Etat portugais et la DGComp », le journal explique que « Bruxelles considère que le financement du Banco de Fomento à Efacec prévu dans le deal — 60 millions en capital et 100 millions en ligne de financement à 20 ans, avec un taux de 1,5 % et un délai de grâce de sept ans — elle n’est pas réalisée aux conditions du marché, elle constitue donc une aide d’État ».

« Une source officielle du ministère des Finances, contactée par ECO, s’est refusée à confirmer ou infirmer l’information, mais garantit que les contacts entre le gouvernement et la concurrence européenne sur Efacec se poursuivent. Mais une autre source non officielle a confié à ECO que la direction de Parpública, la société qui détient une participation de plus de 71% dans le capital d’Efacec, a déjà rencontré José Teixeira, le président de DST, pour évaluer la possibilité de modifier les conditions commerciales », lit la nouvelle.

Le but de cet amendement est de « reprivatiser l’entreprise, mais aux conditions du marché, comme Bruxelles l’exige, pour éviter le régime des aides d’Etat et ses conséquences ».

Efacec est en passe de céder au portugais DST SPGS, et le ministre de l’Economie, António Costa Silva, a récemment déclaré qu’il espérait finaliser l’opération d’ici la fin juin, dans le cadre de la reprivatisation de l’entreprise.

Entre-temps, l’Autorité de la concurrence (AdC) a adopté une décision de « ne pas s’opposer » à l’opération, après que, le 29 avril, le groupe DST a notifié au régulateur l’acquisition du contrôle exclusif d’Efacec.

PD // JNM