« En effet, entre mars 2020 et mars 2021, il y a eu un renforcement de 1 525 ventilateurs invasifs dans les unités hospitalières du SNS, grâce à des achats (1 169 ; 76,7 %), des dons (192 ; 12,6 %), à la récupération de matériel (149 ; 9,8 %) et des prêts (15 ; 0,9 %) », lit-on dans un rapport d’audit publié aujourd’hui.

Les achats effectués ont atteint 43 millions d’euros, principalement soutenus par le budget de l’administration centrale du système de santé (38,9 millions d’euros), qui a été renforcé par des soldes de la gestion précédente de l’entité elle-même et d’autres organismes publics, mais aussi par des fonds propres de unités hospitalières du Service national de santé (3,2 millions d’euros), des dons en espèces (705 000 euros) et des fonds européens du Portugal 2020 (139 000 euros), selon la même source.

Le rapport préparé à la suite de l’audit du renforcement des ventilateurs SNS pour la réponse au covid-19 note qu’au moment de l’identification du risque de surcharge des hospitalisations dans les unités de soins intensifs (USI), le ministère de la Santé « n’avait pas de et une information systématique sur la capacité installée des ventilateurs invasifs dans le SNS ou dans le système de santé ».

La capacité installée dans les unités hospitalières du SNS était estimée, en mars 2020, par l’Administration centrale du système de santé (ACSS), à 1 142 ventilateurs, dont 528 étaient déjà en réanimation. Quant aux 614 ventilateurs restants, 480 ont été affectés aux blocs opératoires, et les 134 restants « pourraient résulter de la capacité d’expansion signalée par les unités hospitalières, qui comprenait la récupération d’équipements obsolètes ».

Le ministère de la Santé a défini l’objectif de doubler la capacité installée, compte tenu « de la perception d’insuffisance », soulignent les rapporteurs du TdC.

« La rareté des équipements sur le marché, l’urgence de leur acquisition, et la simplification exceptionnelle des procédures de passation des marchés publics, ont accru les risques pour les entités acheteuses », dans l’analyse de l’institution qui supervise les comptes publics.

Ainsi, dans les achats effectués, ACSS « a subi des pertes de 141 milliers d’euros et peut subir des pertes potentielles de 10,4 millions d’euros, liées à la résiliation de contrats, à des acomptes non encore restitués (5,3 millions d’euros), et à des problèmes techniques , qui ne peut être surmonté, identifié dans 142 des équipements achetés (5,1 millions d’euros) ».

Le tribunal a identifié « certaines limitations dans la publicité des achats effectués sur les portails databases.gov.pt, notamment en raison de leur caractère incomplet, du manque de normalisation des codes utilisés dans la classification des marchandises et du manque de divulgation des situations de résolution de contrat ou des modifications contractuelles ».

Les commissaires aux comptes ont constaté « une surestimation », d’un montant estimé à 11,5 millions d’euros, des produits comptabilisés par les unités hospitalières du SNS, compte tenu du fait que les financements perçus pour l’achat de ventilateurs étaient comptabilisés comme une prestation de service,  » alors qu’il aurait dû être comptabilisé en transferts et subventions pour l’acquisition de biens amortissables, avec un impact direct sur la valeur nette ».

Les recommandations formulées par la TdC visent la connaissance permanente de la capacité installée et le suivi centralisé des contrats conclus, ainsi que la correction des écritures comptables relatives au financement centralisé des unités hospitalières.

Le but de l’action était d’évaluer si l’allocation des ressources financières et l’exécution des achats de ventilateurs invasifs pour les unités de soins intensifs des hôpitaux du NHS ont été effectuées conformément au processus de planification de la réponse aux besoins émergents identifiés et si la la sauvegarde des actifs a été assurée et la correction de la comptabilisation respective.

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