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Une femme accusée d’avoir renversé cinq pèlerins à Alcanena entend la décision du tribunal aujourd’hui

Le jugement, qui était prévu le 11 novembre, sera rendu après que le ministère public (MP) a demandé, dans ses allégations, une peine de prison effective et que la défense a pointé des « doutes insurmontables » au procès.

La femme était accusée par le député d’avoir commis sept délits, un d’homicide par négligence grave, quatre d’atteinte à l’intégrité physique par négligence (dont un grave), un de conduite dangereuse d’un véhicule et un autre d’omission d’assistance, pour avoir en fuite, prétendument après avoir traîné l’une des victimes pour qu’elle passe à autre chose.

Pour le Procureur de la République, les preuves produites au procès ont confirmé les faits contenus dans l’accusation, à savoir qu’aux premières heures du 20 mai 2018, la femme, aujourd’hui âgée de 30 ans, a surpris les pèlerins sur le dos, du côté opposé à celui sur lequel ils circulaient.

Toujours selon le député, la femme avait quitté une soirée, au cours de laquelle elle avait consommé des boissons alcoolisées et du cannabis, malgré la prise de médicaments contre la dépression.

Le député a demandé à la Cour de considérer le crime d’omission d’assistance comme prouvé, ainsi que l’allégation selon laquelle l’accusé s’est arrêté, est descendu du véhicule et a traîné la victime, devenue paraplégique, afin de continuer à marcher.

Cependant, le témoin qui a rapporté cet épisode au stade de l’enquête a déclaré à la Cour qu’elle ne se souvenait pas que cela s’était produit.

Les représentants des victimes et les proches du pèlerin mort sur les lieux ont corroboré la demande d’arrestation effective, critiquant notamment le « froid qui choque » en partant, en traînant une des victimes et en marchant.

Pour les avocats, le regret exprimé par l’accusée était « formel », n’étant pas « intériorisé », car elle « n’a jamais pris soin de se renseigner sur les victimes » et semble plus préoccupée par ce qui va lui arriver dans le cadre de le processus.

Dans une dernière déclaration, la femme a réaffirmé qu’elle ne se souvenait pas de ce qui s’était passé cette nuit-là et a justifié le manque de contact avec les victimes en rapportant que son premier avocat lui avait dit que cela pouvait être considéré comme « un affront », mais qu' »il n’y a pas un jour » sans penser à ce qui s’est passé.

L’un des avocats des victimes s’est dit « choqué » par la femme, pompier de profession, conduisant des ambulances pour transporter des patients, alors qu’elle savait ce qui s’était passé.

Dans sa déclaration, la prévenue a indiqué qu’elle était retournée aux pompiers il y a tout juste un an, après avoir sollicité « beaucoup d’aide », plaçant le soutien qu’elle apporte aux patients sous hémodialyse comme un moyen de « faire au mieux ».

L’avocat de la défense de l’accusé a déclaré que, d’après les preuves produites, il y avait un « doute » sur la façon dont l’accident s’est produit et même si c’était l’accusé qui conduisait le véhicule ou si elle voyageait seule ou accompagnée, réfutant l’allégation de « froideur » de son comportement, car « personne ne sait comment c’était ».

« Tout ce qui s’est passé cette nuit-là est un mystère », a-t-il déclaré, estimant qu’il existe des « doutes insurmontables » sur la façon dont tout cela s’est passé.

L’avocat a demandé que, même si la Cour comprend la peine d’emprisonnement, celle-ci soit suspendue, car la femme n’a pas de casier judiciaire et travaille de manière «honnête», élevant un enfant mineur en garde partagée.

La femme a été arrêtée au petit matin du 20 mai 2018 après avoir percuté avec sa voiture la cloison centrale de l’autoroute 23 à côté de l’accès à péage de l’autoroute 1, un trajet qu’elle empruntait en sens inverse.

MLL // VAM

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