Des allégements fiscaux sur les salaires et les retraites et un système fiscal plus juste sont les objectifs de la proposition de politique des revenus pour 2022 que l’UGT a approuvée et qui a parmi ses priorités la «réduction de la pression fiscale excessive sur le travail».

« Il doit y avoir des améliorations de la fiscalité pour les travailleurs, car ces dernières années seules des améliorations ont été introduites dans l’IRC, et nous sommes disponibles pour discuter, demain, dans les améliorations de l’accord social au niveau de l’IRS et de l’IVA », a déclaré le secrétaire général de l’UGT, Carlos Silva, lors d’une conférence de presse, défendant la création de deux niveaux supplémentaires d’impôt sur le revenu et le remplacement de la TVA à 6 % pour tous les biens essentiels.

Le document de réclamation de l’UGT prévoit, outre l’augmentation du nombre de niveaux d’IRS, la mise à jour des montants et taux de cette taxe, l’ajustement des tables de retenue mensuelles et la mise à jour des prestations et exonérations.

L’UGT défend dans sa proposition qu’« aucun travailleur ne devrait payer plus d’impôts pour le même niveau de revenu qu’avant la crise de 2009 ».

Dans la présentation de la politique des revenus de l’UGT, Carlos Silva a estimé qu’il était essentiel « qu’il n’y ait pas d’augmentation des impôts en 2022 », car les Portugais ont été beaucoup sacrifiés dans le domaine fiscal.

« Les Portugais en ont marre », a-t-il déclaré, évoquant la pression fiscale, qui a particulièrement touché la classe moyenne.

L’approfondissement d’un « impôt jeunesse plus efficace et global », la révision du régime de totalisation des revenus des personnes et l’approfondissement des dispositifs fiscaux pour les personnes individuelles et collectives qui encouragent l’investissement, la création d’emplois et la mobilité ou l’installation des personnes dans les régions de l’intérieur, sont d’autres propositions de l’UGT pour améliorer la justice fiscale.

Selon l’UGT, le système fiscal actuel intègre un « ensemble d’inefficacités, de distorsions et d’injustices, qui résultent principalement de changements spécifiques qui ont été introduits, année après année, dont la plupart sont déconnectés d’une stratégie fiscale à moyen et long terme ».

« On ne peut pas se contenter de continuer à introduire des changements et des améliorations ponctuelles, même dans le cadre de l’IRS, même s’ils sont positifs, sans garantir un réel respect des principes fondamentaux tels que l’équité fiscale, la progressivité et la justice », défend la centrale dans sa proposition de revendication.

L’UGT souligne également que le Portugal maintient une pression fiscale sur le travail « bien supérieure à celle qui existait avant la crise de 2009 (et l’intervention de la ‘troïka’) et toujours au-dessus de la moyenne communautaire et de celle de nombreux États membres aux revenus bien supérieurs aux nôtres, ce qui affaiblit les familles portugaises en termes de revenu disponible ».

L’UGT a approuvé aujourd’hui sa proposition de politique de réclamation pour 2022, qui prévoit des augmentations de salaire d’au moins 50 euros pour tous les travailleurs en 2022 et la fixation du salaire minimum national à 715 euros.

La proposition approuvée à l’unanimité par le secrétariat national de l’UGT défend également que les augmentations de salaire à négocier dans les conventions collectives devraient être comprises entre 2% et 4%, jamais en dessous de 50 euros par travailleur.

La centrale propose également que le salaire minimum national (SMN) passe à 1 000 euros d’ici 2028.

Outre la valorisation générale des salaires, le document appelle également à l’élargissement de la protection sociale, à la lutte contre les inégalités et à de meilleures conditions pour favoriser la conciliation de la vie professionnelle et personnelle.

L’année dernière, l’UGT a réclamé des augmentations de salaire comprises entre 1,5 % et 3 %, avec une augmentation minimale de 35 euros.

RRA // JNM

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