Dans la proposition thématique à laquelle Lusa a eu accès — intitulée « PSD : unissons-nous au nom du Portugal » -, il est également suggéré d’envisager de nouveaux modes de financement de la sécurité sociale, ainsi que « l’extension de l’attribution des allocations de chômage ou l’attribution d’une sorte de revenu de base universel » pour éviter d’aggraver l’exclusion sociale.

Dans le texte, le TSD salue l’élection de Luís Montenegro comme nouveau président du PSD et défend « le rôle incontournable » du PSD en tant que « grand parti du centre politique ».

« Le PSD (…) doit continuer à rester fidèle à sa matrice idéologique social-démocrate qui le place au centre politique, rejetant, de la même manière, le collectivisme vaincu par l’Histoire et un certain capitalisme dérégulé insensible au progrès social », revendique.

La structure autonome du monde ouvrier et syndical du PSD soutient que la concertation sociale doit être « le pilier structurant du dialogue » pour toute éventuelle modification du Code du travail, qu’elle souhaite « stable ».

« Le TSD regrette la très forte dévalorisation que, ces dernières années, les gouvernements du Parti socialiste ont faite de la concertation sociale et des partenaires pour tenter de plaire aux Partis à leur gauche (…) s’impose entre les Partenaires et le Gouvernement », ils se réfèrent.

D’autre part, ils mettent en évidence les risques d’une automatisation croissante du contexte du travail pour le financement de la Sécurité Sociale, qui repose sur la perception d’une Taxe Sociale Unique par travailleur.

Cette structure préconise donc de changer le paradigme de financement de la Sécurité sociale « en subventionnant les entreprises à forte intensité de main-d’œuvre au détriment de celles à forte intensité capitalistique ».

« Celles-ci devraient contribuer davantage à atténuer les effets sociaux de l’automatisation et du chômage technologique qui, en plus, ont tendance à être structurels en fonction de la spécialisation et des besoins de formation adéquate et peu compatibles avec les profils de certains travailleurs », proposent-ils.

Dans la motion de 22 pages, le TSD propose également la dynamisation des mécanismes de négociation collective – dans les secteurs public et privé – afin que « des mises à jour salariales qui tiennent compte de l’augmentation du coût de la vie par l’inflation » soient convenues.

Toujours en matière de salaires, ils considèrent que « l’appréciation du salaire minimum est importante pour assurer la reprise et l’amélioration du pouvoir d’achat et pour réduire la pauvreté ».

« Pourtant, il apparaît que, malgré sa forte augmentation ces dernières années, le salaire moyen n’a pas augmenté, générant des situations d’écrasement salarial avec comme conséquence des situations d’injustice, de mécontentement et de démotivation au travail », préviennent les travailleurs sociaux-démocrates.

Au Congrès du PSD, qui se déroule du 1er au 3 juillet à Porto, seul le président élu peut présenter une motion de stratégie globale, tandis que des propositions thématiques peuvent être présentées par le bureau, par les différentes structures autonomes du parti (JSD, ASD et TSD), par des structures régionales et départementales ou souscrites par 1 500 militants ou 50 délégués.