« Depuis le début de l’année et jusqu’à aujourd’hui, la TAP dépense en ACMI [aluguer de aviões com tudo incluído – Aircraft, Crew, Maintenance e Insurance – avião, pessoal, manutenção e seguros] seulement 45% de ce qu’il a dépensé en 2018 et 70% de ce qu’il a dépensé en 2019, au cours de la même période », a déclaré une source de TAP à Lusa.

Mercredi, le Syndicat des pilotes de l’aviation civile (SPAC) a accusé la direction de TAP de « gaspiller » les revenus de l’été avec « des millions d’erreurs » tout au long de l’année, telles que des services d’externalisation.

Parmi les aspects pointés par le SPAC figure l’externalisation des services à plusieurs compagnies aériennes, « certaines d’entre elles basées dans des paradis fiscaux », qui, selon le syndicat, ont « presque triplé » en 2022, après avoir licencié des avions et des pilotes.

Dans un message envoyé aujourd’hui aux agents de maintenance, auquel Lusa a eu accès, le directeur général de Maintenance & Engineering [ME] de la TAP, Mário Lobato Faria, a justifié la sous-traitance de l’inspection des aéronefs à l’extérieur de l’entreprise par « manque de capacité », comme cela s’est produit en 2016 et 2017.

« Ce manque de capacité est principalement lié aux contraintes imposées par l’aéroport, avec l’internalisation des inspections A330, précédemment réalisées au ME Brasil [divisão entretanto encerrada] et avec des limitations supplémentaires dans la gestion des créneaux dans nos hangars », lit le message,

Les limitations sont dues au nouvel Airbus A330 NEO, dit-il, avec des « créneaux » dans le hangar passant de trois à deux « par rapport à l’A330 », n’étant également plus possible la « facilité d' »organiser » le passage de l’A320 sous les ailes de l’A330″, à cause des ‘sharklets’ [componente aerodinâmico na ponta das asas]”.

Le responsable a également souligné la réduction des effectifs et les mesures des accords d’urgence, « qui ont introduit des régimes de ‘temps partiel’ [tempo parcial] pour les membres du SITEMA [Sindicato dos Técnicos de Manutenção de Aeronaves] et qu’il était possible de terminer depuis le 1er août, ce qui représentait une augmentation de capacité équivalente d’environ 67 » techniciens.

Dans la note envoyée à Lusa, TAP a estimé que « la stratégie de communication de SPAC s’est concentrée sur l’attaque constante contre la direction » de l’entreprise, arguant que « la réalité ne se construit pas à travers des attaques constantes et des récits destructeurs injustifiés ».

« La qualité et le succès de la gestion de toute entreprise se mesurent par les indicateurs et les résultats obtenus par cette gestion », se référant à TAP qui présentera les résultats le 23 août, étant eux, « et tous les indicateurs qu’ils montreront, qui parlent sur la qualité et la crédibilité de la direction de TAP ».

Mercredi, la SPAC a rappelé qu’en 2018 la TAP avait eu recours à des compagnies aériennes externalisées pour effectuer ses vols, déboursant environ 200 millions d’euros.

« Les comptes de cette année refléteront la profondeur de cette action, avec bien plus que les 200 millions d’euros versés en 2018 », a prédit le syndicat, ajoutant que ce sont « des sommes que la direction ne divulgue pas, la tutelle ne contrôle pas et que les contribuables paient ». .

Trois syndicats du secteur de l’aviation ont appelé mardi leurs adhérents à participer à une « marche silencieuse » inédite pour « continuer d’attirer l’attention de tous » sur la situation qui, « malheureusement, vit actuellement chez TAP Air Portugal », a-t-on annoncé. le SPAC, le Syndicat National des Personnels Navigants de l’Aviation Civile (SNPVAC) et le Syndicat des Techniciens de Maintenance Aéronautique (SITEMA).

Au début du mois, SPAC a réuni plus de 400 pilotes TAP lors d’une manifestation à Lisbonne, à côté du siège de l’entreprise.

JE (JO/MPE/MC) // PDF