Les mesures budgétaires déjà en place ou autorisées augmenteront le déficit de 1.956 millions d'euros (ME) en 2021, selon le cadre politique invariant (QPI) remis lundi par les Finances au parlement.

Selon le document, auquel Lusa avait accès aujourd'hui, «un impact total de la dégradation du solde budgétaire en 2021, dépassant 1 950 millions d'euros», plus précisément 1 956,4 millions d'euros (ME), est comptabilisé.

Selon le ministère des Finances, l'impact «implique, globalement, une augmentation des dépenses de l'ordre de 2,1% l'année prochaine, par rapport à 2020, exclusivement à travers ces mesures et les tendances structurelles de l'augmentation des dépenses».

Les mesures incluses dans le QPI intègrent «l'impact des mesures autorisées sur les recettes et les dépenses, à savoir avec les charges fiscales, les carrières, les prestations sociales et les investissements structurels, et leur augmentation respective l'année suivante».

«Il est prévu à cet effet d'identifier la variation des recettes et dépenses structurelles du secteur de l'administration publique du point de vue des comptes nationaux (du point de vue des engagements), soit au moyen de mesures politiques qui, depuis qu'elles avaient été légiférées dans les moments précédents, ont être constant pour les années à venir, soit en raison d'une évolution structurelle des dépenses qui ne dépend pas du cycle économique », peut-on lire dans la Lettre de Finances adressée à l'Assemblée de la République (AR).

Les informations contenues dans le QPI n'intègrent donc pas les mesures susceptibles d'être approuvées dans le cadre de la négociation du Budget de l'Etat pour 2021, mais plutôt les recettes et dépenses déjà «assurées et engagées pour les années suivantes, avec un impact budgétaire l'année de 2021 par rapport à l'année précédente ».

Le QPI exclut également «les mesures temporaires et extraordinaires ('ponctuelles'), les mesures mises en œuvre ou à mettre en œuvre dans le contexte de la pandémie de covid-19, ainsi que les impacts ou effets résultant des stabilisateurs automatiques de l'économie», tels que «Augmentation des allocations de chômage ou diminution du revenu contributif».

Parmi les mesures déjà comptabilisées et présentées dans le QPI figurent les investissements structurants (en embauche ou en exécution supérieurs à 0,01 des dépenses des administrations publiques), pour un montant de 590 ME, l'augmentation des retraites (457,1 ME), la hausse des les frais de personnel, entre progressions et promotions, déblocage des carrières des enseignants, des contrats en cours et de l'hôpital de Braga (410,8 ME), l'augmentation des consommations intermédiaires (320 ME), et 102 ME en travaux de proximité dans le cadre de la Programme de stabilisation économique et sociale (PEES).

En dessous des 100 millions d'euros, des augmentations de dépenses de 16 ME liées à l'IRS Jovem sont prévues, 24,3 ME de la déduction de l'IRS de la deuxième personne à charge, 47,3 de la réduction des taux modérateurs en soins de santé primaires, 12,7 ME dans le complément social pour les personnes âgées, 30 ME dans le statut d'aidant informel, 13 ME dans la réduction des frais de garde, 45 ME dans les allocations parentales et l'aide à la troisième personne, 45,2 ME dans le renforcement du soutien aux étudiants de l'enseignement supérieur et 17 ME de virements au budget de l'Union européenne.

En revanche, dans la baisse des dépenses, la baisse des intérêts dus par les Administrations Publiques, d'un montant de 161 ME, et les Partenariats Public-Privé Routier (PPP), qui devraient générer une économie de 13 ME pour l'Etat.

Le QPI présenté aujourd'hui est le produit de la révision législative de la loi-cadre budgétaire approuvée en juillet au parlement, qui oblige le gouvernement à présenter le cadre au parlement avant le 31 août.

JE // MSF