Dans un communiqué, la CIVISA indique que le tremblement de terre le plus récent a été ressenti à 07h33 heure locale (08h33 à Lisbonne), avec une intensité maximale IV (échelle Mercalli modifiée), dans les paroisses de Santo Amaro, Velas et Urzelina (municipalité de Velas, île de São Jorge).

Selon le rapport de situation réalisé lundi à 22h00 par la CIVISA concernant la crise sismovolcanique sur l’île de São Jorge, un total de 42 590 événements de faible ampleur et d’origine tectonique ont été enregistrés, dont 297 ont été ressentis par le population.

Avec une intensité de IV sur l’échelle de Mercali modifiée, « les voitures en stationnement tremblent », « les fenêtres, les portes et la vaisselle tremblent » et « le verre et la vaisselle se cognent ou tintent », et les murs ou les structures en bois peuvent craquer, révèle l’Instituto portugais du Sea and the Atmosphere (IPMA) sur son site Internet.

Quant à l’île de São Jorge, « globalement, l’activité sismique des dernières semaines montre une légère tendance à la baisse, parfois interrompue par de petites périodes de fréquence plus élevée et/ou d’énergie libérée, les hypocentres étant actuellement situés, en général, à de plus grandes profondeurs à cinq kilomètres », décrit CIVISA.

Le 8 juin, CIVISA a abaissé le niveau d’alerte sur l’île de São Jorge de V4 (menace d’éruption) à V3 (système actif sans éruption imminente).

« La diminution de l’activité sismique, bien que lente, et l’observation d’un tel schéma au cours des dernières semaines, ainsi que l’absence d’autres signes anormaux en termes de déformation, de gaz et d’eaux, ont conduit à la baisse du niveau d’alerte scientifique », a-t-il justifié.

Depuis le 23 mars, à 15h30 (16h30 à Lisbonne), l’île avait un niveau d’alerte volcanique V4 sur un total de sept, où V0 signifie « état de repos » et V6 « éruption en cours », suite à l’activité sismovolcanique crise enregistrée depuis le 19 mars.

Auparavant, l’alerte V2 avait été activée le 20 mars à 00h40 et V3 le même jour à 02h40.

Malgré l’abaissement de l’alerte, « l’activité sismique reste bien supérieure aux valeurs de référence pour la région, il reste donc la possibilité d’enregistrer des événements ressentis ».

Selon la CIVISA, « la survenue éventuelle de tremblements de terre de magnitude plus élevée ne peut pas non plus être exclue ».

CIVISA « maintient des niveaux de surveillance » sur l’île, tout en « assurant le renforcement du réseau permanent d’observation sismovolcanique, afin de détecter les signes précurseurs d’une nouvelle situation pré-éruptive ».

Le tremblement de terre avec la plus grande magnitude de cette crise (3,8 sur l’échelle de Richter) s’est produit le 29 mars, à 21h56.

ACG // MCL