Dans les dernières allégations, le parquet a accepté, après une suggestion du collège de juges, la modification de la qualification juridique des faits l’accusant d’homicide qualifié (peine maximale jusqu’à 25 ans) en un délit de délit grave intégrité, aggravée par le résultat (mort), ayant demandé aux inspecteurs des peines allant de 8 à 16 ans de prison.

Le procureur Leonor Machado a donc demandé aux accusés et inspecteurs du Service des étrangers et des frontières (SEF) Duarte Laja et Luís Silva d’être condamnés dans un cadre pénal entre 12 et 16 ans de prison, mais de préférence pas moins de 13 ans.

Quant à l’accusé Bruno Sousa, le procureur a compris que son degré de culpabilité était moindre, car il était influencé par les autres prévenus, demandant sa peine à une peine de prison d’au moins huit ans.

Deux des accusés (Duarte Laja et Luís Silva) sont également responsables du crime de possession d’une arme illégale (matraque).

Selon l’accusation, Ihor Homeniuk est mort d’une lente asphyxie, après avoir été frappé à coups de pied et battu par les inspecteurs, ce qui a causé au passager de se casser huit côtes. De plus, ils l’auront laissé menotté les mains derrière le dos et sur le ventre, avec des difficultés respiratoires pendant longtemps, ce qui aura provoqué un arrêt cardiorespiratoire.

Les avocats des trois inspecteurs du SEF ont demandé l’acquittement des prévenus et ont considéré qu’ils étaient «les boucs émissaires du processus».

Ricardo Sá Fernandes, l’avocat de Bruno Sousa, a demandé l’absolution du trio d’inspecteurs, mais, étant donné le défi des juges de convertir l’accusation d’homicide qualifié (en infraction à l’intégrité physique grave, aggravée par le résultat, a suggéré une troisième option au tribunal, qui est néanmoins punitif.

Ricardo Sá Fernandes a estimé, dans la limite, recevable que le tribunal punisse les accusés, mais pour atteinte à l’intégrité physique non grave, d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à quatre ans, cadre qui pourrait bénéficier d’une condamnation avec sursis dans l’exécution.

Moins bienveillant avec les faits et les preuves produites, l’avocat de la famille d’Ihor Homeniuk a demandé que les trois inspecteurs soient reconnus coupables du crime d’homicide qualifié dans la poursuite. José Gaspar Schwalbach était donc en désaccord avec la conversion éventuelle par le tribunal du crime d’homicide qualifié en crime de délit à l’intégrité physique qualifiée, aggravé par le résultat (la mort).

Selon le député, «il a été démontré par l’autopsie que les agressions ont été menées à coups de pied et à l’agression avec un bâton» au citoyen ukrainien Ihor Homeniuk, qui était détenu au centre d’installation temporaire du SEF, à l’aéroport de Lisbonne, et qui avait l’intention de venir travailler au Portugal, SEF ayant l’intention de le renvoyer dans son pays d’origine (Ukraine), via Istanbul, Turquie.

La mort d’Ihor Homeniuk sous la garde du SEF a conduit à une crise politique, qui a été suivie d’une restructuration de ce service, que le ministre de l’Intérieur a justifié comme prévu depuis longtemps dans le programme gouvernemental, mais qui ne plait pas aux syndicats du secteur.

FC // HB