Le Premier ministre a déclaré aujourd’hui que la mise en œuvre du plan de relance et de résilience (PRR) nécessite rapidité, rigueur et contrôle, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un «chèque en blanc» et qu’il sera suivi en permanence par la Commission européenne.

Cet avertissement a été transmis par António Costa dans l’intervention avec laquelle il a clôturé la présentation publique du «Portal da Transparência», au terminal des croisières, à Lisbonne, après les interventions des ministres du Plan, Nelson de Souza, de l’Administration publique, Alexandra Leitão, et la commissaire européenne chargée de la cohésion et des réformes, Elisa Ferreira.

Avec le président de la Cour des comptes, José Tavares, également présent à la session, António Costa a défendu la thèse selon laquelle la bonne exécution des fonds communautaires au cours des prochaines années «nécessite la mobilisation de la société».

«Et la mobilisation de la société dépend du facteur confiance. Ce PRR nécessite à la fois rapidité, rigueur et contrôle. Rapidité car elle a un délai de livraison beaucoup plus court que la normale pour les fonds européens. Nous avons trois ans pour prendre des engagements et trois ans de plus pour pouvoir dépenser le dernier centime », a-t-il déclaré.

En ce sens, le Premier ministre a défendu qu ‘ »il n’y a pas de temps à perdre, il est important de rationaliser l’exécution des fonds et d’éliminer toute bureaucratie possible ».

« Mais plus de rapidité ne peut pas signifier moins de rigueur », a-t-il prévenu, avant de mentionner que l’Assemblée de la République « a introduit les changements qu’elle a dû introduire dans le code des marchés publics », notamment en termes de contrôle par la Cour des comptes.

À son tour, le gouvernement, selon António Costa, a renforcé «les mécanismes qui assurent la rigueur», en faisant allusion à la création d’un comité de suivi, qui sera présidé par le directeur et professeur d’université António Costa e Silva.

«Ce PRR, contrairement aux autres fonds communautaires, est soumis à un processus inégalé de suivi de son exécution. Ce plan a des objectifs, un calendrier, des jalons fondamentaux », a-t-il insisté.

Malgré le fait que la Commission européenne a rendu 13% disponibles dès que le plan a été approuvé, le Premier ministre a toutefois averti qu’à partir de cette avance, « le déblocage du reste des fonds dépend du respect scrupuleux et des objectifs contractuels ».

«Ce n’est donc pas un chèque en blanc, pas même un chèque qui ne sera évalué qu’à la fin de l’exécution dans six ans. Il fait l’objet d’un suivi mensuel, hebdomadaire et quotidien en termes d’exécution », a-t-il ajouté.

Pour cette raison, selon António Costa, dans l’exécution du PRR, «une grande rigueur est requise».

«Afin de garantir rapidité et rigueur, le gouvernement dispose de ce portail de transparence, ce qui signifie plus de contrôle, dès le départ. Il est très important qu’au sein de l’Assemblée de la République, un organe approprié de contrôle politique de l’exécution du PRR ait été créé », a-t-il déclaré.

Du côté de l’exécutif, António Costa a indiqué par la suite que le gouvernement a créé un comité de suivi, présidé par António Costa e Silva, «qui réunira la société civile organisée (partenaires sociaux, conseils de recteurs ou écoles polytechniques), mais aussi dix personnalités qui représentera différents domaines de la connaissance de la société ».

«Il y a aussi la dimension de l’Inspection Générale des Finances et des entités juridictionnelles, d’emblée la Cour des Comptes, avec qui un protocole est en cours d’élaboration pour l’inspection permanente de l’exécution du PRR, et aussi le Ministère Public. Avec le ministère public, par ailleurs, renouvelant le protocole que l’Agence pour le développement et la cohésion a déjà en matière de fonds communautaires », a-t-il ajouté.

PMF // JPS

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