Dans un communiqué, le président de la SE, Pedro Costa, considère que le statut de profession à risque et à usure rapide est « reconnu à juste titre à plusieurs professions », mais souligne qu’il « continue d’être dénié aux infirmiers ».

Dans une note envoyée aux rédactions, la SE insiste sur le fait que « les infirmières étaient en première ligne pour lutter contre la pandémie, aider les populations et soutenir l’ensemble du Service national de santé, à un moment où la pandémie de covid-19 a fortement affaibli la réactivité aux usagers ».

« La reconnaissance du risque et de la pénibilité de notre métier s’est confirmée en pleine pandémie, lorsque le Gouvernement alors en place a décidé de créer une subvention temporaire et transitoire, pour le risque covid-19 », explique le président de la SE, cité dans la note.

Pedro Costa ajoute que « cette subvention temporaire a montré, une fois pour toutes, la possibilité de créer des mesures compensatoires dans la profession. Malheureusement (…), c’était un geste éphémère», ajoute-t-il.

La SE souhaite que cette reconnaissance soit légiférée, permettant aux infirmiers d’avoir accès à la retraite avant l’âge légal défini. « C’est une mesure plus que juste, pour tout ce que nous avons donné au pays tout au long de notre carrière », conclut Pedro Costa.

Le texte de la pétition, qui a recueilli 31 909 signatures jusqu’à ce matin, insiste sur le fait que la pandémie a confirmé que « les infirmières sont une profession à haut risque et d’usure rapide », rappelle la subvention transitoire créée par le gouvernement et soutient que le statut doit être attribuée « définitivement », ainsi que les mesures compensatoires correspondantes.

Les signataires rappellent que la profession d’infirmier « exige un haut niveau d’attention et de concentration et de faire face au quotidien à une grande responsabilité », soulignant « le stress de faire face à la maladie, à la naissance, au vieillissement et à la mort elle-même ».

« La pression de travailler dans un contexte d’urgence, d’urgence, de réanimation, de bloc opératoire… où la frontière qui sépare la vie de la mort n’existe souvent pas et le stress devient brutal ! », soulignent-ils, donnant également l’exemple du travail du infirmières en soins primaires.

« Les infirmiers travaillent sans aucun doute sous stress et pression et la fatigue augmentent le risque d’erreur de médication et limitent les soins eux-mêmes », précise le texte, qui met également en lumière l’épuisement émotionnel et physique de la profession, ainsi que les « conditions de travail défavorables ». [por turnos consecutivos e sem padrão regular de sono]» et les violences contre les professionnels de santé.

« On sait aussi que les infirmières sont les professionnelles les plus agressées du secteur de la Santé, ainsi que 60,2% ont déjà été agressées physiquement et 95,6% verbalement sur leur lieu de travail », illustre le texte, soulignant l’augmentation de 4% des agressions signalées dans 2021.

Depuis 2020, les pétitions ont besoin de 10 000 signatures pour être débattues en plénière de l’Assemblée de la République.

Le diplôme approuvé à l’époque établit également que les pétitions qui recueillent entre 4 000 et 10 000 signatures sont discutées au sein de la commission parlementaire compétente.

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