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Pedrógão Grande : ancien assistant national pour les opérations de protection civile sans aucun souvenir de détournement de ressources

« Je n’ai aucun souvenir », a déclaré Luís Belo Costa, au tribunal judiciaire de Leiria.

Selon le témoin, « il n’y avait pas de conditions techniques » pour qu’un véhicule aérien de Montijo fonctionne, et les véhicules de secours au sol d’Évora, en route vers Pedrógão Grande, ont subi un incendie à Montargil et ont été autorisés à intervenir.

« Ce n’était pas un détour, c’était plutôt un retard », a-t-il estimé.

Luís Belo Costa, qui, le 17 juin 2017, lorsque les incendies se sont déclarés à Pedrógão Grande, était de service en tant que commandant d’assistance au commandement national, a garanti qu’en ce qui concerne les demandes de ressources, il répondait « au niveau national massivement, initialement et de manière proactive », donnant l’exemple du groupe de renfort dans le district de Santarém.

« Chaque fois qu’il y avait des demandes de ressources, le niveau national a essayé de trouver des solutions », a-t-il répété.

L’ancien commandant du groupe de district Centro Sul (districts de Portalegre, Castelo Branco, Santarém et Leiria) a déclaré que lorsque Pedrógão Grande est passé à un statut élevé, « un véhicule aérien a été envoyé, qui se trouvait à Santa Comba Dão ».

Luís Belo Costa, qui poursuivra le témoignage en personne le 7 mars, a évoqué plusieurs événements qui se déroulaient dans la bande centrale du pays, ainsi que le positionnement des ressources aériennes, reconnaissant que « les ressources étaient peu nombreuses pour quoi » les événements se sont révélés.

A la question de l’avocate Filomena Girão, représentante du commandant des pompiers volontaires de Pedrógão Grande, Augusto Arnaut, pourquoi la mission des moyens aériens n’a-t-elle pas changé (d’un événement à l’autre) après la période de repos de l’avion pour des raisons de sécurité et qui devrait proposer ce changement, Luís Belo Costa a répondu: «Ce pourrait être le commandant d’assistance [ele próprio] et cela pourrait être une décision directe du commandant national ».

L’avocat a rappelé qu’un moyen aérien lourd était engagé à Pedrógão Grande qui est tombé en panne 23 minutes après son entrée sur le théâtre des opérations, pour y revenir deux heures plus tard.

Aujourd’hui, le tribunal, entre autres témoins, a entendu le colonel Albino Tavares, qui était le 2e commandant opérationnel national de l’ANPC de l’époque, aujourd’hui l’Autorité nationale d’urgence et de protection civile, et a pris le commandement opérationnel des incendies de Pedrógão Grande.

Le militaire de la GNR a expliqué que « le feu avait pris des proportions graves et que M. président de la République était en route ou a manifesté son intention de partir ».

Selon le témoin, étant le militaire le plus haut gradé, il a pris le commandement des opérations de sauvetage à Pedrógão Grande, ce qu’il a fait pendant 22 heures, au cours desquelles il a donné 11 séances d’information au chef de l’État, au Premier ministre, aux députés et à d’autres entités.

Confronté au président du collège des juges parce qu’il y avait deux moyens aériens combattant un incendie dans une plantation d’eucalyptus en pleine croissance au lieu d’être à Pedrógão Grande et de défendre les populations alors qu’on lui avait demandé neuf minutes plus tôt, le témoin a répondu : « Qui a repris ce le rôle était Rui Esteves [comandante operacional nacional]”.

« Moi, malgré le fait d’être le 2e commandant national, (…) n’avais aucun moyen d’activer les moyens aériens », a-t-il assuré.

Sont en jeu dans cet arrêt les crimes d’homicide par négligence et d’atteinte à l’intégrité physique par négligence, dont certains sont graves. Dans la foulée, le ministère public a dénombré 63 morts et 44 blessés recherchés au pénal.

Les accusés sont le commandant des pompiers volontaires de Pedrógão Grande, alors responsable des opérations de secours, deux employés de l’ancien EDP Distribuição (actuel E-REDES) et trois d’Ascendi (qui possède la sous-concession routière Pinhal Interior), et le anciens présidents des conseils de Castanheira de Pera et Pedrógão Grande, Fernando Lopes et Valdemar Alves, respectivement.

Le maire de Figueiró dos Vinhos, Jorge Abreu, a également été accusé, tout comme l’ancien vice-maire de Pedrógão Grande José Graça et alors responsable de l’Office forestier de cette municipalité, Margarida Gonçalves.

Le procès se poursuit jeudi.

SR // JEF

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