En cause est le classement du site allemand AirHelp, qui publie chaque année un classement mondial des aéroports, dans lequel l’aéroport Humberto Delgado, à Lisbonne, apparaît en 132ème position, avec une évaluation globale de 5,76 sur 10 points, parmi les 132 aéroports évalué, c’est-à-dire en dernier lieu.

L’aéroport de Sá Carneiro, à Porto, apparaît comme le huitième pire, avec un score global de 6,46.

Comme paramètres évalués sont, entre autres, les retards dans les départs et les arrivées, la qualité du service et des espaces commerciaux et alimentaires.

« Pour un pays qui dépend de manière très significative des revenus du tourisme et de son image, ce type d’actualité porte atteinte à la réputation avec des réflexions sur l’activité touristique », lit-on dans la demande présentée par le groupe parlementaire PSD, qu’il considère comme « pertinent de connaître la raison de ces classifications et ce qui est fait à leur sujet ».

Dans le même contexte, le président du conseil d’administration d’ANA — Aeroportos de Portugal, qui appartient au groupe français Vinci, José Luís Arnaut, et le président du comité exécutif, Thierry Ligonnière, ont déjà été entendus, qui ont défendu que l’élaboration de cette classification repose sur un ensemble de critères dépassés, depuis 2018, sans indication d’échantillonnage, de représentativité ou de méthodologie.

Selon ANA, l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC), interrogée par le gestionnaire de l’aéroport sur le sujet, a répondu qu’« elle a analysé la note méthodologique [do ‘ranking’ da AirHelp]qui n’est pas suffisamment détaillé pour permettre des conclusions et des analyses comparatives, compte tenu du fait qu’il se réfère à des données de 2018, ce qui ne précise pas le critère/la source défini pour la ponctualité, ni la base de sélection des aéroports envisagés ».

L’audition de Pedro Nuno Santos a lieu à un moment où plusieurs vols sont annulés quotidiennement dans les aéroports européens, en raison du manque de personnel, de grèves et d’autres facteurs externes aggravants, à savoir la météo, liés au covid-19 ou à des événements imprévus. Au Portugal, l’aéroport Humberto Delgado a été particulièrement touché, avec des dizaines d’annulations quotidiennes la semaine dernière.

De plus, le PCP, le Bloco de Esquerda et l’Iniciativa Liberal ont présenté des demandes pour une nouvelle audition du ministre de l’Infrastructure, sur l’ordre qui a été révoqué, qui rendait compte d’une solution aéroportuaire pour la région de Lisbonne qui comprenait un aéroport à Montijo et un autre à Alcochete.

Cependant, les trois demandes ont été votées par la commission de l’économie, des travaux publics, de l’aménagement et du logement, après avoir obtenu le vote contre du PS et les votes favorables des autres bancs parlementaires, ayant donc été « rejetées ».

Le député PS Hugo Costa a fait valoir qu’il y avait déjà une audition du ministre approuvée pour aujourd’hui, où il pourrait également être interrogé sur d’autres sujets.

La députée PCP Paula Santos a accusé le PS de « bloquer » la discussion.

Le 29 juin, le ministère de l’Infrastructure a publié un arrêté indiquant que le gouvernement avait décidé d’aller de l’avant avec une nouvelle solution aéroportuaire pour Lisbonne, qui impliquait d’aller de l’avant avec Montijo devant être opérationnel fin 2026 et Alcochete et, quand il est opérationnel, près de l’aéroport Humberto Delgado.

Cependant, le lendemain de sa publication, l’arrêté a été révoqué sur ordre du Premier ministre, António Costa, ce qui a conduit Pedro Nuno Santos à assumer publiquement des « erreurs de communication » avec le gouvernement dans les décisions concernant le futur aéroport de la région de Lisbonne. .

MPE // JNM