Le projet de loi des communistes remis aujourd’hui à l’Assemblée de la République est accompagné d’une question au ministre de l’Environnement, Duarte Cordeiro, sur les raisons pour lesquelles le rapport final de l’Institut de la mobilité et des transports (IMT) n’a pas encore été publié.

Dans l’exposé des motifs du projet de loi, les communistes soutiennent que la loi qui a créé le régime juridique de l’activité de transport individuel et rémunéré de passagers dans des véhicules non caractérisés à partir d’une plate-forme électronique prévoyait une « évaluation de ce régime, par l’IMT en liaison avec l’Autorité de la Mobilité et des Transports (AMT), avec les autres entités compétentes et les associations d’entreprises et de citoyens concernées ».

L’IMT devrait ensuite préparer un rapport final, le soumettre à l’AMT, où il présenterait « des recommandations et des propositions d’ajustement des règles légales et réglementaires en vigueur ».

« Le délai légalement défini est attendu depuis longtemps et aucun rapport final ou préliminaire n’est connu, et il est même public que certaines des institutions qui doivent nécessairement participer et contribuer à cette évaluation et à d’éventuels changements n’ont même pas été consultées », fait valoir le PCP. .

Les députés communistes soulignent que cela constitue « une violation manifeste de la loi » et soutiennent que cela entraîne « des pertes importantes pour le secteur, car les conséquences négatives de l’introduction et de l’application de la loi sont évidentes ».

Le PCP fait valoir que depuis l’entrée en vigueur de la loi, « la précarité a augmenté, augmentant avec elle l’exploitation des professionnels du secteur », ayant donné lieu à une « augmentation brutale de l’offre là où il y a une demande solvable, tout en éliminant l’offre en régions et périodes où cette demande a été remise en cause ».

« En conséquence, la rémunération et les marges bénéficiaires des professionnels ont été réduites, créant un revenu sûr pour quelques multinationales », lit-on dans l’exposé des motifs du projet de loi.

Le groupe parlementaire communiste souligne également que « même les municipalités, auxquelles le gouvernement a promis de jouer un autre rôle dans la régulation du régime, continuent de ressentir les conséquences négatives du cadre légal actuel et les difficultés qu’il crée pour leur intervention, notamment dans le des lieux où le nombre de licences a explosé et crée et amplifie des problèmes, économiques, sociaux, urbains, écologiques, entre autres ».

« Il est de plus en plus nécessaire d’accélérer l’évaluation et la révision du cadre juridique actuel, et il est de la plus élémentaire prudence de suspendre immédiatement la délivrance de nouvelles licences en vertu de celui-ci », concluent-ils.

LCA // JNM