« Le PCP a pris l’initiative de consacrer la séance plénière de l’Assemblée de la République du 30 juin à la discussion des projets de loi importants présentés par le groupe parlementaire du PCP sur les droits des travailleurs », a annoncé le secrétaire général du parti, Jerónimo de Sousa, lors de la séance d’ouverture des journées parlementaires communistes, à la Casa do Alentejo, à Lisbonne.

Parmi les projets que le caucus communiste entend porter à la délibération et au vote au parlement, il y a un diplôme pour réduire « la limite maximale d’heures de travail hebdomadaire à 35 heures » pour tous les travailleurs.

Selon Jerónimo de Sousa, « c’est le chemin qui est nécessaire pour assurer la compatibilité » entre la vie personnelle et professionnelle et c’est une « mesure essentielle pour garantir le plein emploi, le développement scientifique et technologique s’accélère presque, permettant de le faire à chaque fois plus et moins de temps ».

Le PCP entend également discuter d’un projet de loi sur la consécration de 25 jours de congés annuels, « en remplacement d’un droit qui a été coupé » et de valoriser le travail, « articulé avec les différentes dimensions de la vie », a expliqué le directeur communiste.

Dans le cadre de la lutte contre l’emploi précaire, Jerónimo de Sousa a indiqué que le parti présentera un projet pour « renforcer les mécanismes de transformation des liens précaires en liens effectifs », supprimer les contrats de très courte durée et mettre fin à « la prolongation de la période d’essai à 180 jours ».

Le groupe parlementaire du PCP veut aussi changer le régime du licenciement collectif et du licenciement pour suppression d’emploi, ainsi que l’abrogation du licenciement pour non-adaptation, une manière de plus de renforcer les « droits des travailleurs », a-t-il affirmé.

« Quand il y a recours à l’épidémie et chantages au capital avec menace de licenciements pour conditionner les salaires et les droits, quand il y a des entreprises qui, couvrant la situation actuelle, utilisent la législation existante, moyen rapide de procéder à des licenciements, à savoir les licenciements collectifs, le Le PCP propose des mesures qui font respecter les droits inscrits dans la Constitution », a conclu le secrétaire général.

Les Journées parlementaires du PCP, les deuxièmes de cette législature, ont lieu entre aujourd’hui et mardi, à Lisbonne et à Setúbal, dans le but de trouver une politique alternative à la gouvernance socialiste.

AFE // SF