Le gouvernement veut aller de l’avant avec des mesures qui favorisent « une plus grande enquête et responsabilisation » de l’ensemble de la chaîne d’embauche des migrants, selon la nouvelle version du Livre vert sur l’avenir du travail mis en consultation publique.

Dans la version précédente, présentée en mars aux partenaires sociaux, la nécessité de prévenir « les phénomènes d’exclusion et l’émergence de poches de précarité dans ses formes les plus graves était déjà défendue, d’emblée dans les segments les plus exposés à ces risques, comme travailleurs migrants ».

Désormais, dans le document mis en consultation publique mercredi, les auteurs ajoutent qu’« une plus grande enquête et responsabilisation de tous ceux qui sont impliqués dans les chaînes contractuelles et la légalité des processus migratoires devraient être favorisées par la simplification et la transparence de la venue de ces travailleurs à Portugal et la signature d’accords bilatéraux et multilatéraux sur la circulation des travailleurs ».

C’est l’une des pistes de réflexion inscrites au chapitre sur l’emploi et les nouveaux modes d’emploi et les relations de travail, qui s’inscrit dans la lignée des initiatives proposées au parlement par le BE et le PCP pour lutter contre l’exploitation par le travail, à la suite de cas rendus publics, comme le un à Odemira.

Dans le cadre de la lutte contre la précarité, les auteurs du Livre vert défendent également que « la sanction du recours excessif aux formes non permanentes de travail, le recours au faux travail indépendant et autres formes d’externalisation du travail doivent être encouragés ».

Le Livre Vert est en consultation publique du 2 au 22 juin et la nouvelle version désormais publiée « intègre les contributions issues de la discussion au siège du CPCS [Comissão Permanente de Concertação Social]», peut-on lire dans le document.

La version finale inclura les contributions de la phase de consultation publique en cours.

Le Livre vert, qui a été présenté par le gouvernement lors de la Concertation sociale fin mars, devrait servir de base à la régulation des questions de travail, comme le travail à distance et le télétravail ou le travail sur les plateformes numériques.

Le 13 mai, la Confédération du commerce et des services du Portugal (CCP) a défendu, dans l’avis qu’elle a rendu sur le Livre vert, qu’il fallait faciliter les restructurations d’entreprises, alléger les limites légales aux résiliations par voie d’accord et étendre les réformes dues à l’attrition rapide à des professions telles que les chauffeurs long-courriers.

Le même jour, la CGTP reprochait au document de ne pas prendre en compte la situation actuelle du travail, de ne pas progresser dans la réglementation du travail et de poursuivre le modèle de déréglementation et de flexibilisation des relations de travail.

La Confédération des entreprises du Portugal (CIP) a souligné que la compensation de l’augmentation des coûts du télétravail doit être définie par accord entre le travailleur et l’employeur.

L’UGT, à son tour, a déclaré que le Livre vert est loin de la réalité du marché du travail portugais, il est trop axé sur les nouvelles réalités et phénomènes, passant par le modèle des bas salaires et de la précarité.

Le Livre Vert a pour coordinateurs scientifiques Teresa Coelho Moreira et Guilherme Dray.