L’Inspection générale de l’agriculture, de la mer, de l’environnement et de l’aménagement du territoire (IGAMAOT) a institué une procédure d’infraction administrative à l’encontre de l’entreprise propriétaire d’une plantation d’avocat à Lagos, à la suite de la déclaration CCDR / Algarve d’impact environnemental défavorable.

«L’IGAMAOT a reçu, le 29 avril 2021, une participation de la Commission régionale de coordination et de développement de l’Algarve (CCDR), aux termes (…) du régime juridique de l’évaluation de l’impact sur l’environnement, et, dans cette séquence, un processus d’infraction administrative a été lancé , qui est en cours », a déclaré l’Inspection générale dans une réponse écrite envoyée aujourd’hui à l’agence de Lusa.

En cause, la déclaration d’impact environnemental (DIA) défavorable à l’étude d’impact environnemental (EIE) d’un projet agricole de production d’avocats de 128 hectares dans la municipalité de Lagos, dans le district de Faro, justifiée par CCDR / Algarve en raison de l’impact sur les ressources en eaux souterraines et les effets cumulatifs avec d’autres professions dans les environs, notamment le golf et les exploitations d’agrumes.

Selon le CCDR, «l’augmentation significative du volume d’eau à extraire de l’aquifère» qui dessert le territoire, quantifiée à 68%, va, selon les ressources en eau souterraines disponibles, «remettre en cause la réserve stratégique pour le public approvisionnement », à savoir dans les années de sécheresse.

En revanche, justifie le CCDR, «les actions mises en œuvre sur le terrain pour la plantation du verger ont été si dommageables pour la ligne d’eau qu’elles auront fait disparaître la preuve de l’existence de la Ribeira de Espiche», exigeant du promoteur le reconstruction de la ribeira.

Le document de l’entité régionale, indique que l’entreprise devra reconstruire les habitats, avec la conversion de 52 hectares de superficie plantée et réduire les unités dans la superficie plantée restante (avec 76 hectares), en introduisant des couloirs écologiques expressifs (environ 50 mètres de large) ) autour de chaque unité jusqu’à 10 hectares.

Selon l’IGAMAOT, le délit environnemental «très grave, est passible d’une amende de« 24 000 à 144 000 euros en cas de négligence et de 240 000 euros à 5 millions d’euros en cas de fraude, si elle est pratiquée par des personnes morales ».

L’Inspection Générale ajoute que «l’IGAMAOT est également chargé d’envisager l’application d’éventuelles sanctions accessoires dans le cadre du processus d’infraction administrative, qui devra se conformer à la légalité ou aux mesures compensatoires imposées par les entités régionales».

Le projet promu par la société Frutineves prévoit l’utilisation d’une superficie de 128 hectares pour la production d’avocats, ayant été mis en œuvre au cours des deux dernières années sous la protestation des citoyens et des associations environnementales.

La société, qui était autorisée à planter 76 hectares d’avocats, a décidé de porter l’exploitation à 128 hectares sans consulter les autorités, travaux d’agrandissement qui ont conduit à un embargo par CCDR / Algarve, qui a également infligé une amende de 12 mille euros pour non l’ordre précédent de suspendre la plantation a été accepté.

Lusa a essayé d’écouter l’entreprise faisant la promotion de la plantation d’avocats, mais cela n’a pas été possible jusqu’à présent.

JPC (PYD) // MCL