« C’est actuellement, dans le cadre des discussions [na União Europeia] sur la politique de sécurité et de défense, l’existence de ressources communautaires étant en discussion. Si ces ressources communautaires existent, nous pouvons naturellement accélérer la convergence vers cet objectif », a déclaré António Costa, faisant référence à l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, assumé par les Alliés de l’OTAN lors d’un sommet au Pays de Galles en 2014.

Le Premier ministre s’exprimait lors d’une conférence de presse au Parque de Exposiciones de Madrid, dans le nord-est de la capitale espagnole, à l’issue du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation du traité de l’Atlantique (OTAN).

Costa a déclaré que, depuis 2018, le Portugal a précisé « par écrit » que le rythme de sa convergence vers « l’objectif fixé au Pays de Galles de 2% du PIB dépendrait nécessairement de ce qu’est le cadre des fonds européens disponibles ».

« En 2018, (…) dans le débat sur le cadre financier pluriannuel, il était expressément prévu un fonds de défense. Puis, dans l’accord final, sur le cadre financier pluriannuel, ce fonds a disparu », a-t-il rappelé.

Le Premier ministre a ainsi souligné que, lors du sommet de l’Otan, le Portugal a réaffirmé qu’il entendait atteindre 2% « sur la décennie », rappelant que le pays « n’aime pas prendre des engagements qui ne soient pas certains et sûrs ».

« Le monde vit, l’Europe vit, et le Portugal vit nécessairement aussi un moment d’incertitude, avec une tension inflationniste très importante et, avec nous ayant un objectif central de notre politique financière, qui est de parvenir à une réduction significative de notre dette publique », dit-il. .

Le Premier ministre a souligné que le gouvernement entendait que, d’ici la fin de la législature, la dette publique du pays « se situe aux alentours de 100% du produit intérieur brut (PIB) ».

« Et, par conséquent, nous devons concilier les besoins que nous avons pour atteindre cet objectif avec la nécessité de continuer à assurer le financement de toutes les activités que l’État portugais assure, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine de la santé, dans le domaine des politiques sociales, dans le domaine de la politique du logement, et aussi nécessairement dans le domaine de la politique de Défense ».

Pour António Costa, « c’est dans la combinaison de ces multiples besoins et ressources » dont dispose l’Etat portugais, que le gouvernement « chaque année » « accueille les solutions dans le budget, sans jamais oublier » l’objectif de réduction du déficit et de la dette publique. « pour assurer la pérennité future du pays ».

A la question de savoir si le gouvernement s’est engagé à atteindre 2 % du PIB d’ici la fin de la législature, Costa a répondu : « Non, d’ici la fin de la décennie ».

Le Premier ministre a également rappelé que le Portugal avait avancé à 2023 l’objectif qu’il s’était fixé pour 2024 en matière d’investissement dans la Défense, à savoir l’objectif de réserver 1,66% du PIB à cet effet.

Selon les estimations publiées lundi par l’Otan, le Portugal devrait réserver, en 2022, 1,44% de son PIB à la Défense.

En septembre 2014, quelques mois après l’annexion de la Crimée par la Russie, les dirigeants de l’OTAN, réunis en sommet au Pays de Galles, se sont engagés à investir 2 % de leur PIB dans la Défense.

Dans ce contexte, le Portugal a établi un plan de renforcement de ses investissements selon lequel, en 2024, 1,68 % du PIB national serait réservé à la Défense.

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