Les communes pourront recourir en 2022 à des prêts exceptionnels du Fonds d’appui aux communes (FAM) pour faire face à la baisse des transferts de l’Etat, dans une année où elles devront réaliser des investissements, notamment dans le cadre du PRR.

La mesure est prévue dans le projet de budget de l’État pour 2022 (OE2022), remis lundi au parlement, et vise à assurer des liquidités aux communes dans une année encore touchée par la pandémie et dans laquelle des investissements communaux sont attendus, notamment dans le cadre de le Plan de Relance et de Résilience (PRR).

Ainsi, selon la proposition de l’OE2022, l’an prochain, « à titre exceptionnel et dans le cadre de la pandémie », les communes qui d’ici fin 2021 respectent les limites légales d’endettement prévues par la loi de finances locales, « pourront recourir à prêts de la FAM pour financer les dépenses courantes, à condition qu’il y ait une diminution des transferts » de la répartition des ressources publiques entre l’Etat et les communes en 2022, par rapport aux transferts effectués en 2021.

Les prêts peuvent aller « jusqu’au montant maximum de la réduction de ce transfert courant », précise la proposition d’OE2022.

Toujours selon la proposition, ces prêts à moyen et long terme peuvent avoir une échéance allant jusqu’à 10 ans et sont autorisés par arrêté des membres du Gouvernement chargés des domaines des finances et des collectivités territoriales.

Dans le rapport accompagnant la proposition d’OE2022, le gouvernement considère que « la mise en œuvre du PRR dépendra beaucoup de la capacité financière des communes à pouvoir développer les projets d’investissement respectifs ».

« Compte tenu du contexte pandémique et de ses conséquences, ainsi que de la fin de la période transitoire prévue dans le régime des collectivités locales et de l’impact négatif qui en découle sur les transferts du budget de l’Etat aux communes, une tentative a été faite pour assurer la liquidité aux communes. par la création d’un mécanisme de prêts bonifiés à accorder par le Fonds d’appui municipal (FAM) dans certaines situations », ajoute le gouvernement.

La répartition des ressources publiques entre l’Etat et les communes, à travers l’OE, accorde aux communes une subvention générale à travers le Fonds d’équilibre financier (FEF), une autre subvention spécifique du Fonds social communal (FSM), une part variable de 5% de l’IRS des contribuables domiciliés fiscalement dans la zone territoriale respective et une participation de 7,5% aux recettes de TVA perçues dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration, des communications, de l’électricité, de l’eau et du gaz.

Selon la proposition d’OE2020, les communes recevront plus de 3.035 millions d’euros (ME) dans le cadre de la participation de ces communes aux impôts de l’Etat, une valeur inférieure à l’estimation prévue pour fin 2021.

Le rapport qui accompagne la proposition justifie la réduction des transferts avec la « baisse des recettes fiscales perçues en 2020, affectées par les effets de la pandémie sur l’activité économique ».

Lundi soir, le gouvernement a remis à l’Assemblée de la République le projet de budget de l’État pour 2022 (OE22), qui prévoit une croissance de l’économie portugaise de 4,8% en 2021 et de 5,5% en 2022.

Dans le document, l’exécutif estime que le déficit des comptes publics nationaux devrait être de 4,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2021 et tomber à 3,2% en 2022, prédisant également que le taux de chômage portugais tombera à 6,5% l’année prochaine. , « atteignant la valeur la plus basse depuis 2003 ».

La dette publique devrait atteindre 122,8 % du PIB en 2022, contre une estimation de 126,9 % pour cette année.

Le premier processus de débat parlementaire de l’OE2022 aura lieu entre le 22 et le 27 octobre, jour du vote général. Le vote mondial final est prévu le 25 novembre au Parlement portugais à Lisbonne.

RCS // MCL