L’Institut national de la statistique (INE) publie aujourd’hui le solde budgétaire du premier trimestre 2021, après un déficit de 5,7% du PIB en 2020 et le gouvernement prévoyant 4,5% pour l’ensemble de l’année.

Selon des économistes contactés par Lusa, le déficit des trois premiers mois de l’année devrait s’aggraver en glissement annuel et par rapport à l’année précédente en raison des effets de la pandémie de covid-19 sur les comptes publics.

Le déficit du premier trimestre « affichera une augmentation par rapport à la même période de l’année dernière, reflétant les effets de la pandémie, tant en termes de recettes que de dépenses, car, en 2020, ce n’est qu’à partir de la deuxième quinzaine de mars qu’il y a eu le premier effets de la pandémie », a déclaré l’économiste en chef de Montepio, Rui Serra.

Au premier trimestre 2020, le solde budgétaire des administrations publiques a enregistré un déficit de 1,1% du produit intérieur brut (PIB), après un excédent de 0,1% en 2019, selon les données de l’INE.

Toujours par rapport à fin 2020, le déficit devrait s’aggraver au cours des trois premiers mois de 2021, précise le professeur de l’Université catholique de Lisbonne João Borges de Assunção.

« La dimension inhabituelle du soutien à l’économie et à l’emploi au 1er trimestre 2021, bien supérieure à celles pratiquées au premier trimestre 2020, devrait entraîner une détérioration significative par rapport au déficit de 5,7% constaté en 2020 », estime-t-il, économiste catholique. .

João Borges de Assunção affirme que, bien que cette hausse soit « préoccupante », elle peut être « relativisée » compte tenu des mesures de confinement et de soutien à l’emploi et aux entreprises qui ont été adoptées.

« Il sera normal cependant qu’à partir de 2022, le Gouvernement commence à être interrogé sur sa stratégie pour assurer la soutenabilité des finances publiques, à savoir si l’économie se redresse sensiblement tout au long de cette année », ajoute le professeur.

Le solde budgétaire du premier trimestre de l’année est présenté avec les comptes nationaux trimestriels par secteur institutionnel.

En 2020, année du début de la pandémie, les Administrations publiques ont enregistré un déficit de 5,7% du PIB dans les comptes nationaux, correspondant à 11 501,1 millions d’euros, revenant en territoire négatif après un excédent de 0,1% du PIB en 2019.

Pour l’ensemble de l’année, le gouvernement prévoit un déficit de 4,5% du PIB, plus optimiste que celui estimé par la Commission européenne (4,7%) et le Fonds monétaire international (5%).

Avec les comptes nationaux par secteurs institutionnels, l’INE divulgue également le taux d’épargne des ménages qui, en 2020, a atteint 12,8% du revenu disponible, soit une augmentation de 5,7 points de pourcentage par rapport à 2019, la valeur la plus élevée depuis 2002.

DF (LT/PD) // EA

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