« Je suis convaincu que toutes les conditions ont été créées pour que, à court terme, le problème qui existait dans le cadre de l’Accord social soit résolu », a expliqué Francisco Assis, dans des déclarations à l’issue d’une audience avec le président de la République et faisant référence à l’annonce faite par les confédérations patronales, la semaine dernière, qu’elles allaient se retirer de la Concertation sociale.

Evoquant la situation politique actuelle, le président du CES a souligné à plusieurs reprises qu’il fallait y faire face sereinement, rappelant que, contrairement à ce qui s’est passé en des occasions précédentes, cette fois la crise politique n’est pas le résultat d’une crise économique.

« Nous sommes à une époque où il faut de la sérénité. Nous sommes confrontés à une crise purement politique, qui sera résolue », a-t-il évoqué, soulignant que, dans ce contexte, il serait important que le pays y assiste et que les partis promeuvent un débat sérieux et éclairant.

Interrogé sur la date qu’il considère comme la meilleure pour la tenue d’élections anticipées, il a déclaré que plus important que la question des calendriers est la création des conditions d’un débat éclairant et dans lequel les partis n’empêchent pas la possibilité de participer à de futurs consensus.

« J’espère sincèrement qu’aucun parti politique, tous, n’opte pour un type de discours qui a pour effet de lui retirer la possibilité de participer à certains consensus qui, bien sûr, seront nécessaires », a-t-il déclaré.

Le président de la République a entendu aujourd’hui les partenaires sociaux, les auditions commençant par les quatre confédérations patronales, qui ont été reçues conjointement par Marcelo Rebelo de Sousa, suivi des centrales syndicales et du président du CES.

Mercredi, le Parlement a généralement échoué le budget de l’État pour 2022 (OE2022) avec des voix contre le PSD, BE, PCP, CDS-PP, PEV, Chega et IL, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées.

Le PS a été le seul parti à voter en faveur du projet de budget, qui méritait les abstentions du PAN et des deux députés non inscrits, Joacine Katar Moreira et Cristina Rodrigues.

Avant le vote, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, avait déjà prévenu que face à une avance d’OE2022, il entamerait « bientôt, juste après le processus » de dissolution du parlement et de convocation d’élections législatives anticipées.

Pour dissoudre l’Assemblée de la République, le président doit entendre les partis parlementaires, ce qui se passe samedi, et le Conseil d’État, qui se réunit mercredi.

LT // CSJ

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