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MP étudie un contrat pour la construction du parc des expositions de Caminha

Le ministère public enquête sur le contrat de bail promissoire à des fins non résidentielles, approuvé en 2020 par la chambre Caminha, pour la construction du centre d’exposition transfrontalier (CET), a annoncé aujourd’hui le bureau du procureur général (PGR).

« L’ouverture d’une enquête liée à l’affaire est confirmée », indique le PGR dans une réponse écrite à une demande de clarification envoyée aujourd’hui par l’agence Lusa.

Le journal Público a avancé aujourd’hui un article lié à une prétendue « avance douteuse » de 300 000 euros pour ce projet, faite par l’actuel secrétaire d’État adjoint du Premier ministre, Miguel Alves, lorsqu’il dirigeait la Chambre de Caminha, en le quartier de Viana do Castelo.

L’agence Lusa a contacté le secrétaire d’État adjoint du Premier ministre, mais toujours sans succès.

Le contrat de bail promissoire à des fins non résidentielles a été approuvé en 2020, par la majorité socialiste à la Chambre Caminha, alors présidée par le socialiste Miguel Alves et, à la majorité, à l’Assemblée municipale, en vue de la construction du CET.

Aujourd’hui, dans des déclarations à Lusa, l’actuel maire de Caminha, Rui Lages, a rejeté tout « doute ou illégalité » dans le contrat de bail et a garanti que la construction du CET est « stratégique » pour la municipalité « car elle créera des emplois ». et il créera surtout une synergie qui n’existe pas car il a associé au CET la construction d’un Centre des Sciences et Technologies ».

Rui Lages a expliqué qu' »en ce moment, le promoteur a déjà soumis une demande d’information préalable (PIP) à la municipalité » pour évaluer la possibilité de construire à cet endroit situé entre Argela et Vilar de Mouros, où le plan directeur municipal (PDM ) prévoit une zone industrielle ».

« D’après ce que nous savons, en même temps, une grande partie des terres de cette zone qui est touchée par des terrains industriels a déjà été acquise. Un PIP a déjà été déposé, avec l’ébauche de ce qu’il est prévu de mettre en œuvre pour la section urbanisme pour évaluer s’il respecte ou non toutes les règles d’urbanisme », a-t-il précisé.

Selon Rui Lages, « en ce moment, une évaluation préliminaire a déjà été réalisée », et le document a été envoyé pour « recueillir les avis des entités qui ont autorité sur le territoire ».

« Il a été envoyé à la Commission de coordination et de développement régional du Nord (CCDR-N) pour recueillir un ensemble d’avis nécessaires, d’E-Redes, Águas do Norte et Alto Minho, le Réseau écologique national (REN) ou l’Agrícola Nacional (RAN ). Il y a du travail déjà fait, il y a des procédures déjà en cours. Mais pour que nous puissions évaluer la partie finale, nous devons avoir tous les avis, et les avis doivent tous être positifs. Nous attendons maintenant que les entités nous fassent parvenir à ces avis », a-t-il soutenu.

En 2020, les trois conseillers du PSD qui faisaient partie de la municipalité, ont rejeté ce contrat pour « ne pas défendre les intérêts de Caminha et visant à éviter le visa de la Cour des comptes ».

« Ce contrat de bail promissoire est fait au profit d’une personne privée déterminée (…). Il ne nous semble pas du tout raisonnable d’être aussi pressés, à genoux et sans aucune étude de faisabilité économique, de faire un bail promissoire qui va hypothéquer la commune de Caminha pour de longues années », s’est défendu, à l’occasion, le PSD dans la note envoyée aux rédactions.

En septembre 2020, dans une note transmise à la presse, la municipalité précisait que « le nouvel espace, dont la livraison est prévue d’ici deux ans », aurait « la capacité d’accueillir 2 600 spectateurs assis, soit 5 500 debout ».

« Une fois l’infrastructure construite, la municipalité de Caminha la louera pour 25 000 euros par mois pendant 25 ans. La municipalité peut choisir de louer ou de sous-louer ou d’explorer directement le complexe, en tout ou en partie.

En septembre dernier, quelques jours avant d’être nommé secrétaire d’État adjoint d’António Costa, Miguel Alves a révélé à Lusa que la municipalité allait avoir un parc scientifique et technologique, qui abritera un centre technologique pour l’industrie automobile et un centre d’exposition transfrontalier. . .

Selon Público, « le sous-secrétaire d’État auprès du Premier ministre, Miguel Alves, en poste depuis le mois dernier, a négocié et signé en octobre 2020, en tant que maire de Caminha, un contrat de bail promissoire qui obligeait la municipalité à payer, sans aucune précision garanties, une avance de 300 milliers d’euros au futur bailleur. Le versement, effectué en mars 2021, correspond au loyer que la commune devra finalement dans plus de 25 ans pour le futur bail d’un pavillon polyvalent budgété à environ huit millions d’euros. Mais on ne sait toujours pas si, et où, il sera construit ».

ABC // RBF

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