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Motion de censure de l’initiative libérale rejetée

La motion de censure de l’Initiative libérale a été rejetée, ce jeudi, avec des votes contre du PS et du PCP, l’abstention du PSD et du Bloc de gauche. Seuls IL et Chega ont voté pour. La motion avait 126 voix contre et 79 abstentions.

La semaine dernière, les libéraux ont décidé d’aller de l’avant avec une motion de censure après la démission de Pedro Nuno Santos en tant que ministres de l’Infrastructure et du Logement. Un départ du gouvernement qui a coïncidé avec la polémique entourant l’indemnisation de 500 mille euros de la TAP à Alexandra Reis, ancienne secrétaire d’État au Trésor.

Les parties ont manifesté leur indignation face à l’indemnisation, mais aussi face au fait qu’un énième membre du gouvernement a décidé de démissionner.

Outre la motion de censure d’IL, le PSD a demandé un débat d’urgence au Parlement qui a eu lieu mercredi, en présence du Premier ministre et du ministre des Finances. La vice-ministre des Affaires parlementaires, Ana Catarina Mendes, représentait le gouvernement dans le débat. Elle a fait valoir qu’en matière d’indemnisation, le gouvernement avait fait ce qu’il était censé faire et avait trouvé une solution.

Le même jour, le PS a rejeté plusieurs demandes du Bloco de Esquerda (BE), de Chega et du PCP à la commission de l’économie pour entendre l’ancien ministre Pedro Nuno Santos, l’actuel ministre des Finances, Fernando Medina, l’ancien secrétaire d’État, Alexandra Reis, la PDG de TAP, Christine Ourmières-Widener, et le président du conseil d’administration de TAP, Manuel Beja.

Quant à la motion de censure, on s’attendait déjà à ce qu’elle soit rejetée car pour produire des effets, c’est-à-dire pour renverser le gouvernement, il faudrait une majorité absolue, qui est actuellement détenue par le PS.

Parallèlement, les partis avaient déjà annoncé le sens du vote. Au PCP, la chef parlementaire des communistes, Paula Santos, a expliqué que la motion indiquait « une perspective d’atteinte aux droits, de privatisation d’entreprises stratégiques clés pour le pays et de privatisation également dans le domaine de la santé ».

Le PSD et BE avaient également déjà admis s’être abstenus. Du côté des sociaux-démocrates, le président du parti, Monténégro, a affirmé que « le PSD n’est ni du côté de l’inconséquence, ni du côté de l’incompétence ». Dans Bloco, le chef du groupe parlementaire, Pedro Filipe Soares, a justifié que « par la façon dont il est écrit [a moção de censura]est plus un manifeste politique et idéologique qu’une réponse à la situation politique actuelle ».

Chega a voté pour et le président du groupe parlementaire, Pedro Pinto, avait déjà justifié que « depuis le début de cette législature, le parti a fortement combattu ce gouvernement ». Il en a profité pour rappeler que « la première motion de censure a été présentée par nous en juillet car nous avons déjà vu les problèmes que ce gouvernement a ».

En juillet, la motion de censure d’André Ventura a été rejetée avec seulement des votes en faveur des partisans. PSD et IL se sont abstenus et les partis restants, PS, PCP, BE, PAN et Livre, ont voté contre.

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