« Quant aux délais, notre objectif est de présenter le résultat de tout ce travail au Conseil des ministres au mois d’octobre, et c’est vers cela que nous travaillons », a déclaré le ministre aux journalistes, à l’issue d’une réunion de la Concertation sociale sur l’Agenda du travail décent.

Les priorités du gouvernement pointent « des problèmes concrets, comme la précarité, le travail totalement non déclaré ou les jeunes sur le marché du travail », mais « respectant naturellement les principes de stabilité » et veillant à ce que le droit du travail ne soit pas modifié de façon permanente, a souligné le ministre.

Sur la possibilité d’avoir un accord dans la Concertation sociale, le ministre a déclaré qu’« il était possible dans un premier temps de trouver un large consensus sur les objectifs » de l’Agenda du travail décent, à savoir sur la lutte contre la précarité, mais par rapport à des mesures qui ont été prises lors des réunions, le consensus est devenu « plus difficile à trouver ».

« Bien sûr, nous attendrons maintenant le prononcé des partenaires sur le document final » qui a été présenté aujourd’hui par le gouvernement, a-t-il déclaré.

En sortant de la Concertation sociale, la secrétaire générale de la CGTP, Isabel Camarinha, a estimé que les mesures « sont très insuffisantes » et n’apportent pas de réponse efficace aux problèmes des travailleurs.

Quant à la précarité, le document présenté aujourd’hui par le gouvernement « avance peu » et « n’attaque pas le problème de fond », a estimé Isabel Camarinha.

La dirigeante de l’UGT, Lucinda Dâmaso, a indiqué que la centrale syndicale analysera toujours le nouveau document, soulignant qu’il est « de la plus haute importance de relancer la négociation collective ».

Parmi les mesures prévues dans le document d’aujourd’hui, le Gouvernement propose d’avancer avec une limite maximale de quatre renouvellements de contrats temporaires, contre six actuellement.

Le gouvernement indique qu’il entend «renforcer les règles de renouvellement des contrats de travail temporaire, en les rapprochant des contrats à durée déterminée, en fixant une limite de quatre renouvellements».

Le document présenté aujourd’hui, mis à jour à l’issue des négociations menées ces dernières semaines avec les partenaires sociaux, maintient l’incrimination du travail totalement non déclaré et la prévention du recours à l’« externalisation » par les entreprises qui ont favorisé les licenciements collectifs et les licenciements pour cause d’extinction de la emploi, dans la période suivant le licenciement.

Dans le cadre de l’Agenda du travail décent, le Gouvernement avance également avec des incitations au partage entre hommes et femmes de la jouissance du congé parental, avec une augmentation des bourses pour les stages Activa.pt pour les candidats licenciés, à 878 euros « déjà en 2022 », ainsi qu’avec le renforcement de la négociation collective par des incitations et des conditions d’accès aux aides publiques.

DF // CSJ

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